Quantcast i24NEWS - Le Hamas dément toute négociation avec Israël sur un échange de prisonniers

Le Hamas dément toute négociation avec Israël sur un échange de prisonniers

Ismail Haniyeh, chef de l'organisation terroriste du Hamas
AFP
Une délégation du Hamas au Caire pour une seconde rencontre avec les autorités égyptiennes

Le Hamas a démenti lundi les rumeurs sur des négociations avec Israël pour un échange de prisonniers, rapporte le journal A-Shark al-Awsat qui paraît à Londres.

Le démenti du mouvement terroriste palestinien intervient à la suite des commentaires du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui a déclaré que des efforts sont déployés en vue de la libération des dépouilles mortelles du lieutenant Hadar Goldin et du sergent-chef Oron Shaul détenues par le Hamas depuis l'opération Barrière protectrice à Gaza durant l'été 2014.

Un peu plus tôt, le journal A-Shark al-Awsat avait indiqué que la Hamas serait en pourparlers avec Israël et aurait exigé deux conditions: la libération sans conditions de tous les détenus échangés au cours de l'accord Shalit qui ont été recapturés alors qu'ils avaient enfreint leur engagement à ne plus opérer contre Israël et la dissociation de tout autre dossier de la négociation pour le retour des restes de Goldin et Oron.

Toujours selon le quotidien londonien A-Shark Al-Awsat, une délégation du Hamas est arrivée dimanche au Caire pour de nouveaux entretiens avec les autorités égyptiennes quant à un "réchauffement" de leurs relations.

La délégation du Hamas s'y rend pour donner son accord de principe aux trois conditions émises par les Egyptiens lors de la rencontre précédente pour une reprise des relations: la rupture de tout lien entre le Hamas et les Frères Musulmans, le contrôle draconien du Hamas sur la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï et la lutte intensive du Hamas contre les organisations salafistes dans la bande de Gaza.

Les discussions entre les deux parties ont repris plus tôt ce mois, quelques jours après que le ministre égyptien de l'Intérieur Magdy Abdel Ghaffar a accusé le Hamas d'avoir aidé les Frères musulmans à assassiner le procureur général Hisham Barakat. Les dirigeants du Hamas ont vivement nié toute implication dans l'assassinat, qui a eu lieu en juin à 2015.

La délégation du Hamas est composée de l'ancien Ministre des affaires étrangères Mahmoud Zahar, Khalil Al-Haya, Emad Al-Alami, Nizar Awadallah et Maher Obeid, selon Ismail Radwan, selon le porte-parole du Hamas.

Anas Baba (AFP)

Radwan a indiqué que les membres de la délégation devaient s'entretenir avec des responsables du al-Mukhabarat, la Direction de l'Intelligence militaire de l'Egypte.

A la veille de la deuxième visite au Caire, Mahmoud Zahar a nié que les Egyptiens avaient demandé à son mouvement d'aider l'armée égyptienne dans la lutte contre les extrémistes musulmans dans le Sinaï. Il a toutefois déclaré qu'ils ont exigé que le Hamas "maîtrise les éléments terroristes" dans la bande de Gaza.

Zahar a par ailleurs indiqué que la visite de la délégation du Hamas au Caire s'inscrit dans le cadre de la volonté du mouvement "d'améliorer ses relations avec l'Egypte". Il a précisé que les Egyptiens se sont dits également prêt à "commencer une nouvelle page" dans leurs liens avec le Hamas.

Lors de la première rencontre entre les deux parties début mars, le Hamas avait demandé aux autorités égyptiennes de rouvrir le passage frontalier de Rafah et de permettre des échanges mutuels entre l'Egypte et la bande de Gaza.

Les Egyptiens ont à plusieurs reprises refusé de rouvrir le point de passage, hormis pour les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne qui sont autorisées à gérer la partie palestinienne.

Selon Zahar, qui avait décrit la première rencontre comme "acceptable et positive", l'Egypte est revenue depuis sur les accusations portées contre le mouvement pour complicité avec des terroristes musulmans dans l'assassinat du procureur général dans le Sinaï.

En outre, des sources proches du Hamas ont déclaré que les dirigeants du mouvement étaient censés informer les Egyptiens de leur décision de rompre tout lien avec les Frères Musulmans et d'empêcher l'infiltration de terroristes de la bande de Gaza vers Egypte.

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