Moyen-Orient

Cet arrêt anticipé des raids est "nécessaire pour la mise en oeuvre de la pause humanitaire"

L'armée russe a annoncé un arrêt immédiat des raids aériens des aviations russe et syrienne à Alep (nord-ouest) pour préparer la mise en oeuvre d'une pause "humanitaire" jeudi dans la deuxième ville de Syrie.

"Les frappes de l'aviation russe et syrienne ont cessé aujourd'hui à 10H00", 07H00 GMT, a déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, lors d'une réunion de l'état-major russe, expliquant que cet arrêt anticipé des raids est "nécessaire pour la mise en oeuvre de la pause humanitaire" devant permettre aux civils de quitter Alep jeudi.

Selon Sergueï Choïgou, dont l'allocution était diffusée à la télévision, "cela permettra la sortie en toute sécurité via six couloirs humanitaires des civils et l'évacuation des malades et des blessés de la partie est d'Alep".

"Au moment où commencera cette pause humanitaire, les troupes syriennes se retireront à une distance suffisante pour que les combattants puissent quitter l'est d'Alep avec leurs armes" via deux couloirs spéciaux, dont la route du Castello, a poursuivi le ministre russe de la Défense.

KARAM AL-MASRI (AFP)

"Nous demandons aux gouvernements des pays ayant de l'influence sur la partie orientale d'Alep de convaincre leurs chefs d'arrêter les combats et de quitter la ville", a-t-il ajouté en référence aux Etats-Unis.

Lundi, l'armée russe avait annoncé une suspension des bombardements russes et syriens durant huit heures jeudi à Alep dans le cadre d'une pause humanitaire. "Les forces russes et syriennes vont suspendre pendant cette période leurs frappes aériennes et tous les autres tirs", avait déclaré le général russe Sergueï Roudskoï.

Selon Sergueï Choïgou, l'arrêt dès ce mardi des raids aériens doit aider au succès des discussions axées "sur la séparation entre l'opposition modérée et les terroristes à Alep", devant débuter selon lui mercredi à Genève.

Deuxième ville de Syrie, Alep est divisée depuis 2012 entre ses quartiers est tenus par les rebelles et ses quartiers ouest, contrôlés par le régime de Bachar al-Assad. Les 250.000 habitants des quartiers rebelles sont soumis depuis le 22 septembre à d'intenses frappes aériennes de Damas et de son allié russe.

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