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"La paix ne s'obtiendra pas par l'ONU", estime Abbas

Le président palestinien Mahmoud Abbas, le 30 novembre 2016 à Ramallah
ABBAS MOMANI (AFP)
"Nous ne croyons pas à la violence ou au radicalisme, et nous n'y croirons jamais", a affirmé Abbas

Lors d'une conférence jeudi, devant des centaines de militants, écrivains et universitaires israéliens au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que la paix ne s’obtiendrait pas par l'ONU.

"La vérité est que nous n'avons pas besoin de la résolution 2334 de l'ONU", a déclaré M. Abbas. "Il nous suffit de parler pour obtenir la paix. C’est le seul moyen par lequel nous arriverons à vivre ensemble sur cette terre".

"Nous ne croyons pas à la violence ou au radicalisme, et nous n'y croirons jamais", a ajouté Abbas, soulignant que "seule une petite partie des Israéliens ne veulent pas la paix" et que les Palestiniens allaient les convaincre "par des moyens pacifiques".

Les propos d’Abbas interviennent suite à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant le développement des constructions israéliennes en Cisjordanie.

Le 15 janvier, près de 70 pays participants sont attendus à la conférence de paix de Paris, initiée par le président François Hollande.

Une conférence internationale, jugée "stérile" par le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

D'après le Jpost, les ambassadeurs de l'État hébreu en Europe ont été chargés de convaincre les pays invités de ne pas assister au forum, ou encore de persuader les pays qui y participeront de ne pas adopter une résolution qui pourrait être portée devant le Conseil de sécurité.

Invité sur le plateau d'i24news mardi, le président du Sénat français Gérard Larcher Larcher avait lui-même émis des réserves sur l'issue de la Conférence.

"Même si la conférence de Paris partait d'une bonne intention, elle aura lieu, mais dans quelles conditions?", s'était-il interrogé.

"A cinq jours du changement d'administration américaine… chacun sait qu'on ne peut pas ignorer le choix qu'ont fait les Américains en choisissant le président Trump. Et elle va se faire aussi alors qu'un des deux États n'admet pas cette conférence de Paris", avait-il expliqué.

Commentaires

(2)

Perso, j'aimerais que les propos soient toujours aussi mesurés et sages et qu'ils se traduisent par des actes de bonne volonté. Plus explicitement, j'aimerais que ce ne soient pas des paroles-types pour faire bien, donner le change et paraître raisonnable. J'aimerais vraiment que ce soit vrai. Bon il le dit c'est déjà un bon début. J'aimerais aussi qu'il condamne les actes de terreur s'il en a la possibilité. S'il le faisait peut-être qu'il se ferait assassiner. Le jour où le Hamas tiendra uniquement ce discours (donc posera les armes) alors tout sera possible.

Ni par lui.

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