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Le Yémen interdit aux USA d'exécuter des opérations terrestres sur son sol

Three Yemeni tribal chiefs allegedly linked to Al-Qaeda were killed in a dawn raid carried out by US drones and Apache helicopterser
NICOLAS ASFOURI (AFP/File)
Un soldat US, 14 terroristes d'al-Qaïda et plusieurs civils ont été tues lors du dernier raid américain

Le Yémen, en colère suite aux pertes civiles subies le mois dernier lors du premier raid commando autorisé par le président Trump, a retiré la permission aux Etats-Unis d'exécuter des missions terrestres contre des groupes terroristes dans le pays, indiquent des responsables américains.

Alors que la Maison Blanche continue d'insister sur le fait que l'attaque était un "succès" la suspension des opérations commando est un revers pour M. Trump, qui a clairement indiqué qu'il envisage une approche beaucoup plus agressive contre les terroristes islamiques.

D’après plusieurs responsables militaires et de renseignement américains cités par NBC News, le but de l’opération au Yémen était en réalité de capturer ou de tuer Qassim al-Rimi, considéré comme le troisième terroriste le plus dangereux au monde.

Mais tandis qu'un soldat américain, 14 terroristes d'al-Qaïda et plusieurs civils, y compris une fillette de 8 ans, ont été tués lors de l’assaut, al-Rimi reste toujours vivant et au Yémen, déclarent de multiples responsables militaires.

Ministère de l'Intérieur yéménite/AFP/Archives

Le principal porte-parole du Pentagone, le capitaine de la marine Jeff Davis, a toutefois contesté qu'Al-Rimi était la cible du raid.

"Je peux vous dire que ce n'est pas vrai", a-t-il dit, ajoutant que les militaires "n'ont jamais eu d'espoir, d'intention ou de plan" de tuer ou de capturer le chef terroriste lors de l'opération.

Un porte-parole du commandement central américain, qui est responsable des opérations au Moyen-Orient, a déclaré qu'ils n'avaient pas prévu de trouver al-Rimi au campement.

"Il n'y a pas eu de discussion sur le fait qu'Al-Rimi pouvait être présent, nous ne nous attendions pas à le voir là-bas, nous n'avons pas prévu qu'il soit là, et ce n'était pas un raid qui avait quelque chose à voir avec lui", a déclaré le colonel John Thomas.

Brendan Smialowski (AFP)

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a lui qualifié le raid de "succès".

"Le but du raid était la collecte de renseignements. C'est ce que nous avons fait et obtenu. C'est pourquoi nous pouvons juger que ce raid est un succès", a-t-il déclaré, soulignant toutefois par la suite qu’il était "difficile d'employer ce terme" alors qu'un soldat américain avait perdu la vie.

Il a ensuite rendu hommage à ce dernier "qui voulait servir car il connaissait le genre de menaces que ces individus font peser sur notre pays".

Spicer n’a pas évoqué les victimes civiles lors de cette première opération militaire d’envergure autorisée par Donald Trump, qui a promis d’intensifier la lutte contre le "radicalisme islamique".

Le commandement central américain - qui a reçu une visite de Trump lundi - n'était pas le seul intervenant lors du raid au Yémen.

Le Commandement des opérations spéciales, qui supervise les opérations militaires antiterroristes mondiales, et la CIA ont également joué un rôle clé dans la mission, selon de multiples sources militaires. La CIA a refusé de commenter.

"Ces types de missions ont de nombreuses pistes et font partie de nombreux mondes en dehors du Pentagone", a déclaré le haut responsable de la Maison Blanche.

"Il s'agissait d'une mission à haut risque exigeant l'approbation du président", a-t-il ajouté.

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