Moyen-Orient

Un expert de l'Onu collecte le 29 août 2013 des débris sur les lieux de l'attaque aux armes chimiques, à proximité de Damas, en Syrie
Le régime de Assad a utilisé une substance non létale contre des combattants rebelles le 27 mars à Damas

Le régime de Bachar al-Assad a utilisé une arme chimique non létale le 27 mars sur la banlieue de Damas, a confié lundi une source sécuritaire israélienne.

La source a déclaré qu'elle confirmait les accusations formulées par les rebelles et les médecins syriens le mois dernier, selon lesquelles une substance avait été utilisée contre les combattants rebelles à Harasta, une région périphérique de la capitale syrienne, ajoutant que l'agent chimique était "neutralisant, mais qu'il ne tuait pas".

Une deuxième utilisation présumée d'armes chimiques par le régime d'Assad aurait eu lieu dans la même zone de la première attaque quelques jours après, selon l'opposition syrienne, bien que la source sécuritaire israélienne ait confié qu'elle ne pouvait pas confirmer cette affirmation.

Selon le site syriadeeply.org basé à New-York, qui a interrogé des médecins travaillant sur le terrain en Syrie, 25 combattants ont été blessés lors de cette attaque. Malgré l'affirmation de la source israélienne selon laquelle, le produit chimique utilisé n'est pas mortel, certains rapports prétendent que quatre personnes ont été tuées dans l'attaque du 27 mars.

Le site syriadeeply.org cite notamment la SAMS (Société médicale américano-syrienne), un groupe de médecins et de chirurgiens syro-américain faisant des allers retours en Syrie, et qui a condamné ce qu'elle a décrit comme une " attaque au gaz toxique " dans Harasta.

"Les patients ont des hallucinations, leur pouls s'accélère, ils ont des difficultés respiratoires, et certains souffre d'asphyxie", rapporte la SAMS.

Selon les évaluations des forces de sécurité israéliennes, la Syrie a détruit la majorité de ses centres de production d'armes chimiques, et est en train de transférer le reste de ses armes chimiques vers des navires sur le port de Lattaquié où les substances sont détruites.

Les efforts de désarmement, qui ont été renforcées au cours des dernières semaines, sont gérés par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques.

Israël suit de près la situation afin de s'assurer qu'Assad ne tente pas de garder en secret des armes chimiques.

Avant le programme de désarmement, la Syrie était détentrice de la plus grande réserve au monde d'agents neurotoxiques VX, de gaz sarin et de gaz moutarde.

En août 2013, une attaque chimique sur une zone rebelle au nord de Damas avait tué 1.400 civils.

Le massacre avait conduit à un accord de désarmement russo-américain qui avait conduit Assad à renoncer à son arsenal chimique.

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