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Liban: les renseignements ont aidé à déjouer le complot contre un avion d'Etihad

The improvised explosive device was due to be smuggled onto a July 15 Etihad flight from Sydney, but the attempt was aborted before they reached security
WILLIAM WEST (AFP/File)
Deux hommes avaient tenté de se servir d'un passager pour poser une bombe sur le vol Sydney/Abu Dhabi

Le ministre de l'intérieur libanais a donné lundi des détails sur le rôle joué par le Liban dans l'arrestation de plusieurs libano-australiens, suspectés de vouloir faire exploser en vol un avion au départ de Sydney fin juillet dernier.

Deux hommes accusés d'être téléguidés par le groupe Etat islamique avaient tenté de se servir d'un passager pour poser à son insu une bombe dans un avion d'Etihad Airways au départ de Sydney, et envisageaient un attentat au gaz toxique.

L'engin artisanal, constitué "de puissants explosifs de qualité militaire", aurait dû être placé à bord d'un vol de la compagnie d'Abou Dhabi le 15 juillet mais l'engin n'a pas franchi l'étape du check-in à l'aéroport et la tentative avait avorté.

Le ministre libanais Nouhad al-Machnouk a affirmé lundi que les renseignements libanais ont participé à l'opération qui a permis de déjouer le projet terroriste.

Selon lui, quatre frères étaient au centre du complot, dont deux - Khaled Khayat, 49 ans, et Mahmoud Khayat, 32 ans - qui ont été inculpés après avoir tenté de d'introduire les engins explosifs sur le vol Sydney/Abou Dhabi.

Les autorités libanaises ont indiqué que leur projet a été contrecarré en raison du poids du bagage à main, qui étant trop lourd n'a pas franchi l'étape de l'enregistrement et n'a donc pas été accepté en cabine.

La police australienne avait accusé un des deux inculpés d'avoir placé la bombe dans le bagage d'un passager sans que celui-ci le sache.

Après l'échec du premier projet, les suspects avaient envisagé de mettre au point un "engin pour diffuser" du sulfure d'hydrogène, un gaz inflammable et toxique, souvent mortel. Mais ce projet-là en était à un stade peu avancé.

D'après la police, le complot était orchestré par "un membre important de l'EI, un commandant" de cette organisation djihadiste se trouvant à l'étranger.

L'Australie participe à la coalition internationale emmenée par Washington qui mène des raids aériens contre l'EI en Irak et en Syrie depuis l'été 2014. Elle a relevé son niveau d'alerte aux attaques terroristes en septembre de la même année, en raison du risque d'attentats inspirés par des organisations comme l'EI.

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