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"L'Iran cherche à 'libaniser' la Syrie en y implantant une armée" (Netanyahou)

Israël s'inquiète notamment d'une apparente coopération sur la question syrienne entre la Russie et l'Iran, ennemi d'Israël et soutien de Bachar al-Assad. (
AFP
La présence de l'Iran en Syrie est "une menace pour Israël, pour le Moyen-Orient et pour le monde entier"

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a estimé mercredi que l'Iran cherche à "libaniser" la Syrie en y installant une véritable armée, lors d'une conférence de presse téléphonique qui a suivi sa rencontre le président russe Vladimir Poutine à Sotchi, station balnéaire sur les rives de la mer Noire.

"L'Iran n'essaie plus d’ouvrir un front terroriste en Syrie, mais plutôt d'établir une force militaire", a-t-il souligné.

"(L'Iran) cherche à créer un lien territorial entre l'Iran et la Méditerranée, renforcer sa présence militaire dans la mer, sur terre et dans les airs, avec notamment des dizaines de milliers de soldats des milices chiites", a-t-il ajouté.


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"Ce changement de statut est crucial pour nous : l'entrée des forces chiites dans une région sunnite a plusieurs conséquences (les réfugiés, le terrorisme), mais elle est également dirigée contre nous et nous ne resterons pas inertes. C'est le message que j'ai transmis au président Poutine", a-t-il encore dit.

Plus tôt, devant Poutine, Netanyahou a dénoncé le renforcement de la présence iranienne en Syrie, la qualifiant de "menace" pour "le monde entier".

"L'Iran fait d'énormes efforts pour renforcer sa présence en Syrie", a assuré M. Netanyahou.

"Cela représente une menace pour Israël, pour le Moyen-Orient et pour le monde entier", a-t-il souligné lors de cette rencontre.

La Russie est, avec l'Iran, l'un des principaux alliés du régime de Damas, et a déclenché en septembre 2015 une intervention militaire en soutien aux forces du président Bachar al-Assad.

Ria Novosti/AFP

Benyamin Netanyahou a jugé "très importants" les efforts internationaux visant à combattre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

"Mais ce qui est négatif, c'est que l'Iran s'implante là où on a vaincu l'EI", a estimé le Premier ministre israélien.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation chez son voisin, veillant à ne pas être aspiré dans le conflit tout en frappant ponctuellement des convois d'armes à destination du groupe terroriste libanais Hezbollah combattant aux côtés de l'Iran, ou des positions des forces régulières syriennes.

En juillet, M. Netanyahou a ainsi exprimé son opposition à une trêve initiée par les Etats-Unis et la Russie dans le sud de la Syrie, estimant qu'elle renforce la présence de l'Iran dans le pays.

Un cessez-le-feu initié par les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie est entré en vigueur le 9 juillet dans les provinces de Soueida, Deraa et Qouneitra. Il est globalement respecté.

Israël a frappé à plusieurs reprises des positions de l'armée syrienne -- notamment dans la localité de Qouneitra, théâtre de combats entre le régime et les rebelles -- après des tirs sur des positions israéliennes dans le plateau du Golan.

Commentaires

(4)

Netanyaou n'a jamais su régler aucun problème. Ce n'est sûrement pas celui là sur lequel il va réussir. Il n'est plus adapté aux problématiques actuelles. L'Iran n'a pas vaincu Israel mais peut se targuer d'avoir vaincu Netanyaou.

Hannibal... Détester Bibi est une chose, critiquer ses actions gouvernementales est un droit incontestable, ne pas être d'accord avec certaines de ses décisions fait partie du jeu démocratique... Par contre, démolir sans cesse Bibi quoi qu'il dise ou quoi qu'il fasse, sans apporter d'arguments à vos remontrances outrancières, relève de la mauvaise foi pure et simple... Eh oui, en démocratie, on a le droit de critiquer violemment n'importe quel homme politique, mais le faire de façon systématique sans fournir des arguments ou expliquer ses points de désaccords, relève de la plus mauvaise foi qui soit... Si vraiment Bibi n'avait jamais su régler le moindre problème, Israël serait dans une situation beaucoup plus compliquée qu'il ne l'est actuellement, où tout compte fait, le pays fonctionne globalement de façon correcte, et assez stable, ne vous en déplaise... Par contre, il est évident que Bibi a fait passer à Poutine le message de fermeté qui s'imposait : Israël ne laissera pas l'Iran s'installer en Syrie, en prolongement du Liban, et y installer sur le Golan, des miliciens chiites à la solde des mollahs, ni de port militaire en Méditerranée, et encore moins d'usines de fabrication de missiles... Si vous avez compris autre chose, faites-nous profiter de vos lumières...

Cher Damran Je ne le déteste pas je suis juste lucide sur son incompétence. Son ancien ministre ainsi que son chef d'etat major sont partis en avouant le manque de vision et de courage de Netanyaou. (Lisez Baraq entre autre) Il vous charme en parlant mais il est clair qu'il n'est pas un Grand Homme ni stratège à part pour conserver son poste. Je ne suis pas là pour faire du journalisme ou donner des leçons mais juste pour commenter (presque) librement l'actualité et montrer qu'il existe des avis qui ne sont ni d'extrême droite ni d'extrême gauche. Oui je peux comprendre que vous ayez du mal à cerner. Mais ça viendra.

En attendant, bien à Vous.

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