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L'AIEA rejette les accusations israéliennes sur sa "faiblesse" face à l'Iran

Iranian President Hassan Rouhani (R) greets Yukiya Amano (L), Director General of the International Atomic Energy Agency (IAEA) on December 18, 2016
IRANIAN PRESIDENCY/AFP
"L'AIEA a mené de nombreuses visites complémentaires en Iran depuis la mise en œuvre de l'accord nucléaire"

Un responsable en charge des contrôles au sein de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a répondu aux déclarations israéliennes selon lesquelles l'agence fait preuve de "faiblesse" en ce qui concerne la surveillance de l'accord nucléaire passé en 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales.

Le journal Haaretz a cité dimanche plusieurs fonctionnaires anonymes israéliens ayant déclaré que l'AIEA n'a pas inspecté plusieurs sites qui paraissaient "suspects" alors même que l'agence avait reçu des renseignements à leur sujet par l'intermédiaire d'une "entité" occidentale restée anonyme.

Les responsables israéliens ont affirmé au journal que les visites du site ne se sont pas produites parce que l'AIEA basée à Vienne n'y a pas été autorisée par l'Iran ou n'aurait même pas soumis de demande d'accès. Un des responsables a même allégué que "quand l'AIEA vient en Iran, l'agence ne fait qu'une démonstration de sa faiblesse", sous entendant que l'Iran autorise ce qu'il veut et ne permet pas ce qu'il ne souhaite pas.

"Cet article ne reflète pas précisément le travail des responsables en charge des contrôles à l'AIEA", a déclaré un porte-parole de l'organisation dans un communiqué envoyé à i24NEWS.

"Comme l'a dit le directeur général Yukiya Amano, l'AIEA a mené de nombreuses visites complémentaires en Iran depuis la mise en œuvre de l'accord nucléaire et continuera à demander l'accès aux sites avant de tirer une conclusion plus large sur le pays", a ajouté le porte-parole, omettant de mentionner l'"entité" occidentale dont il était question dans l'article de Haaretz.

Dans le cadre de l'accord passé avec l’Iran, les inspecteurs peuvent demander un "accès complémentaire" aux sites et la République islamique ne peut retarder leur accès que pour une période maximale de 24 jours. Or, les fonctionnaires cités dans l'article ont déclaré que l'Iran refuse "systématiquement" ou retarde "énormément" les demandes d'inspection.

Le porte-parole a cependant fait savoir que l'agence "a un accès plus large aux informations et aux emplacements" ce qui "augmente considérablement la capacité qu'elle a pour vérifier l'utilisation pacifique de toutes les matières nucléaires dans un pays".

"En Iran, jusqu'à présent nous avons pu visiter, comme prévu, tous les sites que nous avons identifiés comme pouvant faire l'objet d'un accès complémentaire", a souligné le porte-parole.

L'accord de 2015 devrait être l'un des sujets les plus importants des discussions en marge de la réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Le président américain Donald Trump a plusieurs fois condamné ce document notamment lors d'un entretien accordé au Wall Street Journal en juillet dernier au cours duquel il a indiqué qu'il serait "surpris" si l'Iran avait répondu à tous les termes du pacte.

Commentaires

(2)

Si l'AIEA faisait vraiment son travail, comment l'iran aurait pu menacer de reprendre la production d'uranium sous 5 jours?

Il s'agit d'une énorme partie de poker menteur dans laquelle personne n'ose affronter l'Iran, en exigeant l'application du programme de contrôle dans son intégralité, et de cesser de noyer le poisson... Ah, il est beau "l'accord historique" voulu, imposé et signé par Obama, à coups de ruses, de mensonges et de manipulations... Par contre, Trump qui a vilipendé cet accord qu'il allait "déchirer" ne se décide toujours pas à se montrer plus ferme envers les mollahs, et il continue comme il le fait pour la Corée du Nord, à menacer et à convoquer l'ONU pour des sanctions qui ne mènent à rien, comme s'il ignorait que la Russie et la Chine avaient un droit de veto... Il ne reste plus qu'à espérer que lors de la rencontre Bibi-Trump, une nouvelle ligne plus dure soit mise en place et appliquée, soit par des amendements à cet accord catastrophique, soit en reprenant les sanctions économiques dures, qui avaient mis dans un coma profond et irrémédiable, l'Iran, avec que Obama ne le fasse revivre...

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