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Le PM irakien promet de défendre les Kurdes contre toute éventuelle attaque

Des Kurdes irakiens à bord d'un véhicule décoré de drapeaux kurdes avant un référendum sur l'indépendance du Kurdistan, le 13 septembre 2017 à Erbil
SAFIN HAMED (AFP)
Les déclarations du dirigeant irakien font suite à des annonces de manœuvres militaires

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi s'est engagé samedi à "défendre" les citoyens kurdes contre toute éventuelle attaque, en pleine crise entre le pouvoir central et la région indépendantiste du Kurdistan.

"Nous défendrons les citoyens kurdes comme nous défendons tous les Irakiens et nous ne permettrons aucune attaque contre eux", a-t-il affirmé dans un tweet.

Interrogé sur l'éventuelle "attaque" évoquée par le Premier ministre, un conseiller de M. Abadi qui a requis l'anonymat a répondu, une attaque "tant extérieure qu'intérieure".

"Nous ne permettrons pas qu'il vous soit porté atteinte et nous partagerons ensemble notre pain", a poursuivi le chef du gouvernement à l'adresse des citoyens kurdes.

AHMAD AL-RUBAYE (AFP/File)

Les déclarations du dirigeant irakien font suite à des annonces de manœuvres militaires. Après la Turquie, l'Iran planifie des manœuvres militaires communes avec l'armée irakienne "le long de la frontière commune".

Par ailleurs, Hadi al-Ameri, le chef de l'organisation chiite Badr, puissant groupe paramilitaire soutenu par Téhéran, a évoqué le risque d'"une guerre civile", après le référendum.

La crise entre Bagdad et le Kurdistan a éclaté après la tenue lundi d'un référendum sur l'indépendance dans cette région autonome du nord de l'Irak, qui a vu la victoire massive du oui.

Bagdad l'a jugé illégal et a imposé des mesures de rétorsion traduites par la fermeture de l'espace aérien du Kurdistan aux vols internationaux. Ce vote a également été dénoncé par les Etats-Unis et les pays voisins de l'Irak -Iran, Syrie, Turquie- qui comptent des minorités kurdes.

AHMAD AL-RUBAYE (AFP)

Vendredi, la marjaïya, la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, a appelé à éviter "un impact négatif sur la solide relation" entre les différentes communautés d'Irak et "tout ce qui peut nuire à la cohésion nationale".

Plus tôt cette semaine, les députés irakiens ont de demandé à M. Abadi d'envoyer l'armée dans les zones disputées avec les Kurdes. Mais M. Abadi n'y a pas donné suite pour le moment.

En outre, M. Abadi a justifié la volonté de Bagdad d'avoir la haute mains sur tout le pétrole irakien. "Le contrôle par le gouvernement fédéral des revenus pétroliers a pour objectif de payer entièrement les salaires des employés du Kurdistan et d'éviter que l'argent n'aille dans les poches des corrompus".

Depuis 2014, Bagdad ne verse plus au Kurdistan les 17% du budget national, soit 12 milliards de dollars. Les conséquences se sont faites immédiatement sentir puisque ce transfert représentait 80% des recettes du budget de la région autonome et les salaires, y compris ceux des combattants peshmergas, ont été écornés.

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