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La Syrie réclame le "retrait immédiat" des forces turques d'Idleb

Turkish military vehicles are seen driving around a military base on the Turkish side of the border with Syria, on October 11, 2017
Omar haj kadour (AFP)
L'armée turque avait annoncé vendredi avoir commencé à y installer des "postes d'observation"

Le régime syrien a réclamé samedi le "retrait immédiat" des forces turques déployées dans le nord-ouest de la Syrie, où une "zone de désescalade" doit être instaurée dans la province d'Idleb, a rapporté l'agence officielle Sana.

Citée par l'agence Sana, une source au ministère des Affaires étrangères a qualifié d'"agression" l'opération de l'armée turque, qui a déployé jeudi soir ses forces dans le nord-ouest de la Syrie.

Ankara dit agir dans le cadre d'un accord ébauché en mai entre les parrains internationaux des belligérants en Syrie, à Astana, la capitale du Kazakhstan.

La Turquie, soutien des rebelles, la Russie et l'Iran, parrains du régime de Bachar al-Assad, avaient annoncé quatre zones de désescalade qui doivent permettre d'instaurer des cessez-le-feu dans plusieurs régions de Syrie.

Les trois autres zones de désescalade sont la Ghouta orientale, près de Damas, Homs (centre) et le Sud.

"Cette agression turque n'a rien à voir, ni de près ni de loin, avec les accords" d'Astana, "elle représente même une violation de ces accords", selon la source citée par Sana.

Omar haj kadour (AFP)

La zone de désescalade concernée s'étend de la province d'Idleb, seule province dans le nord-ouest syrien à échapper au régime, à certaines parties des provinces voisines de Hama (centre), d'Alep (nord) et de Lattaquié (ouest).

L'armée turque avait annoncé vendredi avoir commencé à y installer des "postes d'observation".

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les forces turques se sont principalement déployées "dans l'ouest de la province d'Alep, près des zones contrôlées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG)", la principale milice kurde de Syrie, classée groupe terroriste par Ankara.

Un second convoi de l'armée turque est entré samedi dans la province d'Ibleb, selon l'OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Commentaires

(3)

Erdogan se met petit a petit dans un sac de noeuds ... Tout seul comme un grand!

quel putain de bordel

le probleme est que la Turquie comme l'Iran veulent recréer leur empire. Et bien sûr, comme d'hab ils utilisent le conflit avec Daesh pour dissimuler leur action auprès de leur peuple d'abord et surtout aux yeux des occidentaux, trop heureux de voir ces deux pays s'occuper du probleme qu'ils ont créé (accords skies Picot - intervention inconsciente des consequences en Libye et en Irack) La Turquie comme l'Iran pretendent en outre s’inquiéter du sort des palestinient pour agresser Israel qui les gêne dans leur démarche expansionniste, au nez et à la barbe des occidentaux trop veules pour reagir.

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