Quantcast i24NEWS - Irak: le référendum d'indépendance kurde "fait partie du passé" (PM)

Irak: le référendum d'indépendance kurde "fait partie du passé" (PM)

Iraqi Prime Minister Haidar al-Abadi announces the launch of military operations to retake west Mosul from the Islamic State group
IRAQI PRIME MINISTER'S PRESS OFFICE/AFP
Le président irakien a fait porter la responsabilité de l'intervention militaire de Bagdad sur le référendum

Le référendum d'indépendance kurde est "terminé et fait désormais partie du passé", de même que "son résultat", a affirmé mardi le Premier ministre irakien Haider al-Abadi.

M. Abadi avait fait de l'abandon du résultat, une victoire massive du "oui", de cette consultation une condition préalable à l'ouverture d'un dialogue avec la région autonome du Kurdistan irakien, avant de lancer dimanche les opérations militaires pour restaurer l'autorité du pouvoir central dans les zones disputées du pays.

Le même jour, les troupes gouvernementales irakiennes ont repris la quasi-totalité des champs pétroliers de la province de Kirkouk après le retrait des forces kurdes, ruinant les espoirs d'indépendance de la région autonome du Kurdistan en plein marasme économique.

AHMAD AL-RUBAYE (AFP)

Dans une première réaction, le président kurde Massoud Barzani a mis la faute, sans le nommer, sur le parti rival l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), auquel appartient le président irakien Fouad Massoum.

"Certaines personnes appartenant à un parti politique ont pavé unilatéralement la voie à cette attaque" dans la province de Kirkouk, a-t-il dit.

Depuis le début de l'opération il y a deux jours, les blindés ont avancé pour réimposer l'autorité du pouvoir central dans cette province du nord-est de l'Irak, où les combattants kurdes s'étaient installés en 2014 face à des troupes irakiennes alors en pleine débandade devant la percée du groupe Etat islamique (EI).

AHMAD AL-RUBAYE (AFP)

Les Kurdes ne contrôlent plus qu'un champ mineur dans la région, celui de Khourmala qui produit environ 10.000 b/j de pétrole lourd, c'est à dire de moindre qualité.

Jusqu'ici, près des trois quarts de la production pétrolière de Kirkouk étaient exportés par le Kurdistan, contre l'avis du pouvoir central.

Le référendum, seul responsable de l'intervention militaire

Le président irakien, lui même kurde, a fait porter mardi la responsabilité de l'intervention militaire de Bagdad sur le référendum d'indépendance initié par Massoud Barzani.

"La tenue du référendum d'indépendance du Kurdistan a créé des différends dangereux entre le gouvernement central et celui du Kurdistan et a eu pour résultat la restauration du contrôle des forces de sécurité fédérales à Kirkouk", a dit M. Massoum, membre du parti rival de celui de M. Barzani.

Le retour de centaines de familles kurdes à Kirkouk, selon des responsables locaux, a été mis en valeur par des forces irakiennes qui se targuent de préserver la "coexistence" entre communautés.

En juin 2014, les combattants kurdes (peshmergas) avaient pris uniformes et armes des soldats irakiens de la 12e division sur la base "K1" au nord-ouest de la ville de Kirkouk. Lundi, les blindés irakiens sont revenus pour effacer cette humiliation.

Fortes de ces succès, rapides et quasiment sans violence, les forces gouvernementales avancent désormais pour réimposer leur autorité dans d'autres zones disputées.

Commentaires

(1)

et il enverra ses troupes contre l'indépendance des palos ?

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