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Ryad va accueillir une "réunion plénière" de l'opposition syrienne

Syrian opposition body (HNC) members (L -R) : Hassan Abdel Azim, Safwan Akkash, Riad Hijab, Salem al-Meslet and Asaad al-Zoabi attend a meeting on the sidelines of Syria peace talks on April 18, 2016 in Geneva
Fabrice Coffrini (AFP/File)
Elle vise à unifier les plateformes en vue d'une reprise des négociations directes sous les auspices de l'ONU

L'Arabie saoudite a annoncé qu'elle accueillerait une "réunion plénière" de différentes factions de l'opposition syrienne du 22 au 24 novembre à Ryad.

Le gouvernement saoudien, qui parraine le Haut Comité des Négociations (HCN) regroupant des groupes rebelles opposés au régime syrien de Bachar Al-Assad, a laissé entendre dans son annonce lundi soir que cette réunion serait élargie à d'autres factions soutenues par d'autres pays.

Elle visera à "resserrer les rangs" et à "unifier les plateformes" en vue d'une "reprise des négociations directes à Genève sous les auspices des Nations unies", a indiqué l'agence officielle saoudienne SPA.

Le gouvernement saoudien a aussi affirmé qu'il soutenait "tous les efforts pour amener la paix et affronter le terrorisme" et que son initiative de "réunion plénière" était lancée "en réponse à une demande de différentes factions de l'opposition syrienne".

Aucune information n'a été donnée sur l'identité des groupes qui seraient invités à la réunion.

FABRICE COFFRINI (AFP)

Pas de solution militaire en Russie

Parallèlement, le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, qui se rencontraient samedi au Vietnam, se sont mis d'accord pour dire qu'il n'y a "pas de solution militaire" possible à la guerre en Syrie.

"Les présidents sont d'accord pour dire que le conflit en Syrie n'a pas de solution militaire" et ont confirmé leur "détermination à vaincre l'EI", selon un communiqué conjoint publié sur le site internet du Kremlin.

Il est précisé par ailleurs que "les présidents ont confirmé leur engagement pour la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire" et ont appelé toutes les parties à participer aux discussions menées par l'ONU à Genève.

"Les présidents ont aussi discuté la nécessité de réduire les souffrances humaines en Syrie, et appelé tous les pays membres de l'ONU à augmenter leur contribution pour satisfaire aux besoins humanitaires dans les mois qui viennent", toujours selon le Kremlin.

JORGE SILVA (POOL/AFP)

L'annonce de Ryad intervient alors que le groupe djihadiste Etat islamique a subi d'importants revers en Syrie et en Irak ces derniers mois.

Situation humanitaire chaotique

Bien que l'EI s'affaiblisse considérablement en territoire syrien, la guerre civile suit son cours et le chaos vécu au quotidien par la population civile n'en finit pas.

Au moins 57 personnes, dont une majorité de civils et des enfants, ont été tuées lundi dans des raids aériens sur un marché d'une localité rebelle, dans une zone de désescalade du nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'organisation n'était pas en mesure de préciser si ces frappes aériennes avaient été menées par des avions du régime du président syrien Bachar al-Assad ou de son allié russe dans la ville d'Atareb.

Fadi al-Halabi (AFP)

Les Etats-Unis et la Russie semblent toutefois loin d'un accord sur le renouvellement de la mission du groupe d'experts JIM, chargé d'enquêter sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, quelques jours avant l'échéance de leur mandat, selon des diplomates.

Moscou a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité proposant le prolongement pour six mois du mandat du JIM et le renvoi d'experts en Syrie pour enquêter sur l'attaque chimique le 4 avril à Khan Cheikhoun (plus de 80 morts). La Russie rejette les conclusions des enquêteurs qui ont estimé fin octobre que le régime syrien était responsable de cette attaque au gaz sarin.

Les Etats-Unis ont fait circuler une contre-proposition de texte, refusant de mettre en cause le rapport et réclamant un prolongement pour 18 mois de la mission des enquêteurs qui ont encore une soixantaine d'attaques chimiques présumées à étudier.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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Commentaires

(2)

Le titre "Pas de solution militaire en Russie ". N'y a t'il pas une coquille : ne serait ce pas plutôt "Pas de solution militaire en Syrie ? "

très bien. et expulser les russes et iraniens. qu'ils créent un conflit plus a l'est.

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