Quantcast i24NEWS - Le président libanais affirme que Hariri est "détenu" en Arabie saoudite

Le président libanais affirme que Hariri est "détenu" en Arabie saoudite

A poster of Lebanese Prime Minister Saad Hariri, who resigned last week in a televised speech airing from the Saudi capital Riyadh, hangs on the side of a roundabout in the northern Lebanese port city of Tripoli on November 10, 2017
JOSEPH EID (AFP)
"Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne"

Le chef de l'Etat libanais Michel Aoun a durci le ton mercredi en accusant l'Arabie saoudite de garder comme "détenu" le Premier ministre Saad Hariri, qui avait annoncé sa démission le 4 novembre de Ryad.

"Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, est-il écrit dans un tweet rapportant les propos du président Aoun.

M. Hariri a créé le choc le 4 novembre en annonçant sa démission soudaine depuis la capitale saoudienne, dénonçant la "mainmise" sur son pays de l'Iran et de son allié libanais le mouvement Hezbollah.

Depuis, sa liberté de mouvement fait l'objet d'intenses spéculations. Il avait affirmé dans une interview dimanche qu'il était "libre" de ses mouvements.

"Je veux répéter et assurer que je vais très très bien", a tweeté mercredi à la mi-journée M. Hariri, dans une réponse apparente aux déclarations de Michel Aoun.

"Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis. Vous verrez", a-t-il encore ajouté. 

Dans un deuxième tweet, la présidence libanaise cite de nouveau M. Aoun répétant sa position concernant la démission du Premier ministre: "Nous ne pouvons pas prendre de décision concernant une démission qui a été présentée à l'étranger", est-il souligné.

"Qu'il revienne au Liban soit pour présenter sa démission, soit pour revenir sur sa décision, soit pour discuter de ses motivations", a encore fait valoir le président libanais.

AP Photo/Hussein Malla, File

Selon lui, il n'est pas possible d'"attendre plus" et de "perdre du temps, car les affaires de l'Etat ne peuvent pas être paralysées".

Il s'est voulu, dans le même temps, rassurant concernant la situation du pays. "N'ayez pas peur, le pays est en sécurité sur les plans économique, financier et de sécurité".

Le mystère s'épaissit concernant le sort de M. Hariri, le Premier ministre démissionnaire ayant promis de revenir "très bientôt" dans son pays.

Sa démission a très rapidement été perçu comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.

Mardi, le président français Emmanuel Macron a "réitéré son souhait que Saad Hariri puisse se rendre au Liban comme il l’a annoncé".

Depuis, la France, forte de ses liens avec tous les acteurs de la région, multiplie les initiatives pour tenter d'obtenir son retour au Liban

A lire sur i24NEWS
Ailleurs sur le web

Commentaires

(2)

Ce Président a l'air d'une marionnette dont le Hezbollah tient les ficelles et le langage reste toujours le même, quant à la France qui pousse des cris d’orfraie nous fait penser à du très mauvais théâtre!

le liban ment autant que l’iran

8Article précédentGaza: Israël saisit des marchandises commandées en ligne à des fins terroristes
8Article suivantIsraël coparraine une résolution de l'ONU avec l'Arabie Saoudite pour la 1ère fois