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Bahreïn: hospitalisation du plus haut dignitaire chiite du pays

A file photo of senior Bahraini Shia cleric Sheikh Issa Qassim
AFP
Ce dignitaire de 75 ans avait été déchu de la nationalité bahreinie en juin 2016

Le plus haut dignitaire chiite de Bahreïn, cheikh Issa Qassem, a été hospitalisé dans un état critique, ont affirmé lundi sa famille et une ONG.

Ce dignitaire de 75 ans avait été déchu de la nationalité bahreinie en juin 2016 après avoir été accusé par les autorités d'avoir servi "des intérêts étrangers".

Il est connu pour ses critiques contre le pouvoir sunnite de Bahreïn, un pays à majorité chiite.

Le dignitaire chiite est de facto assigné à domicile à Diraz, une banlieue de la capitale Manama. Des proches ayant requis l'anonymat et le président par intérim du Centre bahreini des droits de l'Homme, Nedal Salman ont affirmé que son état de santé était critique.

Les autorités bahreinies ont autorisé sa famille à l'emmener à un hôpital de son choix après avoir décliné les soins médicaux fournis par l'Etat, selon l'ONG et un de ses proches.

Jeudi, Cheikh Maytham Salmane, représentant le Centre bahreïni des droits de l'Homme et le Centre inter-religieux de Bahreïn, avait affirmé que la vie du dignitaire chiite était "en danger".

- (AFP)

La famille du septuagénaire a indiqué la semaine dernière avoir décliné une offre des autorités proposant d'envoyer une équipe médicale choisie par leurs soins, au motif qu'elle craignait qu'il soit arrêté ou transféré.

Les autorités ont assuré pour leur part avoir envoyé une équipe de deux médecins qui a examiné le religieux dimanche chez lui, affirmant que la famille de cheikh Qassem avait refusé des soins médicaux complémentaires fournis par le gouvernement.

Cheikh Qassem ne s'est jamais publiquement exprimé sur sa santé, mais selon Amnesty International, il souffre d'hypertension, de diabète et de troubles cardiaques.

Bahreïn est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression d'un mouvement de contestation lancé en février 2011 dans la foulée du Printemps arabe. Le pouvoir nie toute discrimination envers les chiites et accuse régulièrement l'Iran de "tentatives de déstabilisation".

Les ONG internationales dénoncent souvent les violations des droits de l'Homme à Bahreïn.

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