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Plus de 108 Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne

Affrontements entre les forces israéliennes et des manifestants palestiniens, le 7 décembre 2017 à Bethléem, en Cisjordanie occupée
THOMAS COEX (AFP)
M. Trump a dit simplement reconnaître "une réalité" et tenir une promesse de campagne

Plus de 108 Palestiniens ont été blessés jeudi en Cisjordanie dans des heurts avec la police israélienne, a rapporté le Croissant-Rouge palestinien.

Des émeutes ont éclaté jeudi après-midi en Cisjordanie entre Palestiniens, qui expriment leur colère contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme la capitale d'Israël, et les forces de sécurité israéliennes dont les effectifs ont été renforcés plus tôt dans la journée.

Une porte-parole de l'armée a indiqué jeudi matin que des bataillons supplémentaires seraient envoyés en Cisjordanie, et que d'autres forces se tenaient prêtes à intervenir. Elle n'a pas précisé l'effectif total concerné.

Hébron, Qalqilya, Jénine et les abords de Ramallah, ont été le théâtre d'affrontements sporadiques entre manifestants palestiniens et soldats israéliens, alors que le groupe terroriste palestinien Hamas appelait à une nouvelle "intifada" pour protester contre cette initiative américaine.

Jaafar ASHTIYEH (AFP)

De violents affrontements ont également été constatés à Bethléem. La police des frontières israélienne a repoussé des centaines de Palestiniens qui jetaient des pierres et des pneus enflammés en direction des forces de sécurité.

Dans le même temps, une grève générale lancée par l'Autorité palestinienne était largement suivie en Cisjordanie.

Depuis le début de la matinée, plus de 30 incidents de jets de pierres ont été enregistrés dans toute la Cisjordanie et plusieurs véhicules ont été endommagés.

À Gaza, des dizaines de Palestiniens ont jeté des pierres sur la clôture frontalière qui sépare Israël de l'enclave palestinienne, principalement dans sa partie sud. Les forces israéliennes ont riposté en dispersant les manifestations.

Deux projectiles ont également été tirés jeudi soir depuis Gaza vers l'Etat hébreu mais se sont écrasés dans l'enclave palestinienne, a déclaré l'armée israélienne.

Musa AL SHAER (AFP)

Tandis que la décision du président américain Donald Trump continuait de lui attirer la réprobation dans le monde entier, la communauté internationale s'est gardée de reconnaître Jérusalem comme capitale. Pour elle, la question du "statut final" de Jérusalem, l'une des plus épineuses en vue d'un règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens, doit être négociée.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est quant à elle alarmée d'un retour "à des temps encore plus sombres que ceux que nous vivons aujourd'hui". La Russie s'est dite "très inquiète".

La décision américaine plonge la région "dans un cercle de feu", a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'emploie à mobiliser le monde musulman. Même le grand allié saoudien des Etats-Unis a parlé d'acte "irresponsable".

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence vendredi à la demande de huit pays, dont l'Egypte, la France et le Royaume-Uni.

M. Trump a dit simplement reconnaître "une réalité" et tenir une promesse de campagne.

Jaafar ASHTIYEH (AFP)

Pour le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou au contraire, "le président Trump est entré à jamais dans l'histoire de notre capitale".

"Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties", a assuré M. Trump.

Mais, "en tant que négociateur en chef palestinien, comment puis-je m'assoir en face de ces gens s'ils m'imposent l'avenir de Jérusalem comme capitale d'Israël", a dit le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat. "C'est être plus Israélien que les Israéliens", a-t-il asséné.

Les regards vont se tourner vers vendredi, jour de grande prière hebdomadaire sur le Mont du Temple (l'esplanade des Mosquées pour les Musulmans), occasion de manifestations et de troubles dans les périodes de tensions.

Commentaires

(4)

Donc juste un peu plus que les dalmatiens !

mais plus qu' aush

mais plus qu' à Auschwitz

Une information importante et pertinente lue par ailleurs:"Le 8 novembre dernier, au cours d’une visite éclair à Riyad et de rencontres avec le Roi Salman et le Prince MBS, Mahmoud Abbas s’est vu présenter le plan régional convenu avec Washington et Jérusalem. Outre l’abandon de Quds, il prévoit le non-retour des réfugiés de 48, l’administration d’un territoire discontinu, le maintien de la plupart des implantations, et la création d’une "sorte" d’Etat réduit à sa plus simple expression de souveraineté conditionnelle. Les monarques saoudiens ont présenté la chose à Abbas sous la forme d’un ultimatum : soit vous acceptez le plan et jouirez de notre soutien financier afin de créer une entité dans laquelle on peut vivre convenablement, soit on va vous faire remplacer par quelqu’un qui nous comprenne et on va se désintéresser de la cause palestinienne. De retour à Ramallah, tous les barons de l’OLP ont poussé des cris d’orfraie et joué les fiers à bras, rejetant la proposition comme si cela changeait quelque chose. Abbas a téléphoné, dans la précipitation, à tous les amis de la Palestine dans le monde arabe et sur le reste du globe. Tous lui ont montré de la sympathie et l’on assuré de leur soutien moral. Et hier, en dix minutes de discours de Trump, la sanction est tombée. Les dirigeants du monde arabe ont fini de se distraire avec le jouet nommé Palestine. Ils s’en servaient lorsque leur objectif était de détruire Israël. Maintenant qu’ils en ont besoin afin de se défendre face aux Iraniens et au péril réel qu’ils représentent, le jouet ne leur sert plus à rien. Au contraire, il les gêne. D’autant plus qu’ils se sont soudain aperçus que l’Etat hébreu, depuis qu’il existe, ne leur a somme toutes jamais cherché de noises et qu’il est au contraire un voisin appréciable. Un voisin dont la puissance, lorsque l’on s’allie à lui, devient un composant efficace de leur propre sécurité."

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