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Réunion dimanche des dirigeants de l'OLP pour une riposte à Trump

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saëb Erakat le 15 mars 2016 dans les bureaux de l'OLP à Ramallah
THOMAS COEX (AFP/Archives)
"La vraie question, c'est de savoir quoi faire pour ne pas nous retrouver seuls, le dos au mur"

Les dirigeants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) se réunissent dimanche et lundi à Ramallah pour examiner la riposte à la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Quelle que soit la conclusion des plus de 120 membres du Conseil central, la décision échoira en dernier ressort au président Mahmoud Abbas.

Le Conseil avait approuvé en 2015 la fin de la coopération sécuritaire, aspect crucial des relations avec Israël, mais le vote était resté lettre morte.

Cette rupture unilatérale avec des décennies de diplomatie américaine et internationale, interprétée comme la dénégation des revendications palestiniennes sur la partie Est de Jérusalem, a suscité des violences qui ont causé la mort de seize Palestiniens.

Un Israélien a par ailleurs été assassiné mardi, et les recherches visant à retrouver les terroristes ayant commis l’attentat qui a coûté la vie à Raziel Shebach se poursuivent depuis, alors que la ville de Naplouse en Cisjordanie et les villages environnants restaient bouclés vendredi.

L'annonce du 6 décembre a provoqué la fureur de la direction palestinienne, qui a gelé les contacts avec l'administration Trump. Aucun dirigeant palestinien ne devrait rencontrer le vice-président Mike Pence attendu à Jérusalem les 22 et 23 janvier après avoir reporté une visite initialement prévue mi-décembre.

Les Etats-Unis se sont disqualifiés comme intermédiaire des discussions de paix, disent les dirigeants palestiniens.

Le risque de l'isolement

Une commission créée pour formuler des réponses à l'annonce de M. Trump recommandera à l'OLP de redéfinir la relation palestinienne avec Israël, a fait savoir un des membres de la direction, Ahmed Majdalani. L'une des possibilités est la suspension de la reconnaissance d'Israël.

Les lettres de reconnaissance mutuelle entre l'OLP et Israël, formalisant côté palestinien une décision de 1988, ont préludé en 1993 aux accords d'Oslo censés conduire à une paix qui se fait toujours attendre presque 25 ans après.

Un examen de la situation depuis Oslo est inscrit à l'ordre du jour du Conseil central, dont le président Abbas devrait ouvrir les travaux par une allocution dimanche soir.

Les mouvements islamistes Hamas et Djihad islamique, deux ennemis d'Israël, ont été invités, mais leur participation est incertaine, ont dit des délégués.

La direction palestinienne cherche à modifier le cap, mais se divise en deux camps, explique l'analyste palestinienne Nour Odeh.

"Pour l'un, une ère complètement nouvelle s'est ouverte avec Trump et on ne peut plus continuer comme avant. L'autre camp est moins convaincu que le reste du monde est prêt à nous soutenir dans une confrontation avec l'administration américaine", dit-elle.

"La vraie question, c'est de savoir quoi faire pour ne pas nous retrouver seuls, le dos au mur".

(avec AFP)

Commentaires

(6)

Le début de la fin Pour ce peuple qui ne sort de nulle part ... Merci Donald!

une riposte J'ai bien lu !

Merci aussi à Mickey et riri. Rigolo

pas dos au mur des lamentations je suppose.

Finish , finish.... Le spectacle est termine et Le public ne demande plus de nouvelles representations !

Des guignols !

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