Moyen-Orient

Plusieurs espaces culturels ont été fermés pour empêcher des militants de se réunir

Les Forces de sécurité égyptiennes ont arrêté les administrateurs de 47 pages Facebook gérées, selon le ministère de l'intérieur, par l'organisation proscrite des Frères musulmans, a rapporté le quotidien israélien Haaretz, intensifiant la répression contre ses dissidents à l'approche du cinquième anniversaire du soulèvement de 2011.

Par ailleurs, plusieurs espaces culturels ont été fermés pour empêcher les militants de se réunir.

"Les administrateurs de ces pages ont été arrêtés pour incitation contre les institutions de l'Etat, et diffusion de l'idéologie des Frères musulmans", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abou Bakr Abdel Karim dans un entretien téléphonique lors d'une émission télévisée égyptienne mercredi soir.

"Ils sont aussi accusés d'organiser des manifestations à l'approche du 25 janvier, anniversaire de la révolte populaire de 2011", a-t-il ajouté.

Après la Révolution égyptienne de 2011, les Frères musulmans arrivent au pouvoir lors des premières élections législatives démocratiques et libres dans l'histoire du pays. En mai 2012, le candidat des Frères, Mohamed Morsi, devient le premier président civil élu démocratiquement de l'histoire de l'Égypte.

Mais le 3 juillet 2013, un coup d'État militaire renverse puis réprime les Frères musulmans en Egypte, considérée comme une organisation terroriste depuis.

Abdel Fattah al-Sissi, le chef militaire responsable de l'éviction de Morsi, a été élu président un an plus tard, et des milliers de critiques politiques ont été emprisonnés.

Sissi a adopté une loi contre le terrorisme au mois d'août, autorisant la peine de mort pour une douzaine d'infractions ainsi que diverses punitions pour des crimes liés à l'incitation au terrorisme sur les médias sociaux.

La loi a été critiquée par des groupes de défense des droits de l'Homme qui accusent Sissi de faire reculer les libertés politiques au nom de la sécurité du pays.

Les Frères musulmans ainsi que plusieurs groupes libéraux ont appelé à des manifestations à l'approche du cinquième anniversaire du soulèvement de 2011, bien que tous n'exigent pas explicitement l'éviction de Sissi.

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