Israël

Concert Haifa
Tamer Nafar est accusé par la ministre de la Culture "d'incitation à la violence contre le peuple juif"

Des incidents ont marqué le concert du rappeur arabe israélien Tamer Nafar, qui a eu lieu mardi soir, après que la police israélienne avait pourtant déployé des forces pour assurer l'ordre public dans la ville de Haïfa (nord).

Après l'apparition sur scène de Nafar, des confrontations ont éclaté entre des manifestants de droite et de gauche en dehors du théâtre Neveh Yosef, où une demi-douzaine de participants ont agité des drapeaux israéliens et ont hué le chanteur.

De nombreux participants ont également raillé la députée Hanin Zoabi (Liste arabe unifiée), qui était présente à l'événement.

Plus tôt dans la journée, deux militants d'extrême droite ont été brièvement arrêtés et libérés sous condition qu'ils ne s'approcheraient pas du rappeur arabe israélien, malgré l’opposition de la ministre israélienne de la Culture.

"La présence de la police sera renforcée afin d'éviter toutes frictions et protéger le public", avait affirmé Luba Samri, la porte parole de la police.

La ministre de la Culture Miri Regev, avait demandé au maire de Haïfa d'annuler la participation à ce concert de Tamer Nafar, accusé par elle "d'incitation à la violence contre le peuple juif".

La mairie a refusé d'accéder à cette demande, ce concert étant organisé dans le cadre d'un festival dédié à la cohabitation entre Juifs et Arabes dans cette ville mixte.

Le rappeur a de son côté affirmé à la seconde chaîne de la télévision israélienne qu'il était en faveur de la liberté d'expression et qu'il n'avait pas de problèmes avec des manifestations contre sa participation.

Mme Regev s'était élevée contre une chanson du rappeur adaptée d'un texte du poète palestinien Mahmoud Darwich.

Le mois dernier, la ministre avait quitté ostensiblement une cérémonie durant laquelle le rappeur avait chanté ce poème.

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