Israël

La Knesset inaugure un système de panneaux solaires
Bennett affirme que le député nie les allégations et appelle les victimes à se plaindre ouvertement

Plusieurs femmes ont révélé avoir été agressées sexuellement par un député israélien du parti le Foyer juif, a rapporté jeudi le JPost.

Chagit Moriah-Gibor, élue 36ème sur la liste de ce parti lors de la dernière primaire, a posté mercredi sur Facebook, une plainte contre un député ayant, selon elle, agressé plusieurs femmes pendant des années.

Moriah-Gibor a déclaré à la radio militaire jeudi matin qu'elle avait recueilli le témoignage de trois femmes, et que la journaliste de la radio militaire Hadas Shteif, avait elle aussi entendu parler de deux autres cas.

Aucun n'a été rendu publique jusqu'à présent.

"Nous sommes habitués à des histoires qui se répandent sur les députés, et au final, il s'avère qu'il n'y a rien. Nous n'allons pas récompenser les détracteurs en alimentant les attaques", a réagi un membre du bureau du député mis en cause.

Selon Moriah-Gibor, les femmes ont peur de se confier aux autorités ou de parler publiquement de leurs expériences parce qu'elles savent qu'elles le paieront "cher".

Elle a suggéré aux victimes présumées de lui transmettre leur témoignage afin de démasquer le parlementaire, en préservant leur anonymat si elles le souhaitent.

"C'est un cas classique dans lequel tout le monde sait, mais personne ne peut rien faire, et en attendant, des femmes continuent d'être agressées", a déploré Moriah-Gibor.

Le ministre de l'Education Naftali Bennett, du parti le Foyer juif, a fait savoir qu'il s'était entretenu avec le député en question, qui a entièrement nié les accusations contre lui.

M. Bennett a instamment demandé à toutes les victimes présumées de porter plainte auprès des autorités.

La ministre de la Justice Ayelet Shaked (Foyer juif) a également indiqué, qu'elle ne répondra pas aux plaintes anonymes sur Facebook, et a appelé elle aussi les plaignantes à s'adresser directement à la police.

La présidente de la Commission de la condition de la femme à la Knesset, Aida Touma-Sliman (Liste unifiée) a pour sa part qualifié cette affaire de "preuve supplémentaire montrant que le harcèlement sexuel peut avoir lieu n'importe où et toucher toutes les populations".

"Lorsque les femmes savent à qui s'en remettre, elles portent plainte", a dit Mme Sliman. "S'il s'avère que ce député a commis un tel crime, il doit être poursuivi", a-t-elle ajouté.

Des députées du parti de gauche Meretz ont appelé M. Bennett à "nettoyer la maison".

"Cette fois, vous ne pouvez plus attendre que d'autres personnes fassent le travail. Chaque minute de silence rend tous les membres de votre parti responsables et envoie un message négatif à ceux qui se sentent trahis par le ministre responsable de l'éducation de nos enfants", se sont-elles indignées.

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