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Israël arrête de nouveau un ancien gréviste de la faim palestinien

Des Palestiniens manifestent pour la libération du journaliste palestinien Mohammed al-Qiq devant la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem le 22 janvier 2016
AHMAD GHARABLI (AFP/Archives)
Arrêté en novembre 2015, Israël l'accusait d'être un membre actif du Hamas

Israël a de nouveau arrêté un journaliste palestinien en 2016 en menant une grève de la faim de plusieurs semaines contre sa détention, ont indiqué mardi sa famille et les autorités israéliennes.

Mohammed al-Qiq, 34 ans, a été arrêté dimanche soir à un checkpoint israélien proche de Ramallah, en Cisjordanie, selon sa femme, Fayha Chalach. Il rentrait d'une manifestation contre le refus israélien de restituer les corps de Palestiniens abattus en commettant des attaques anti-israéliennes, a-t-elle précisé.

"Il s'est mis en grève de la faim sitôt arrêté" a-t-elle dit, précisant que son mari avait été incarcéré à la prison militaire israélienne d'Ofer en Cisjordanie.

Un porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne a démenti que M. al-Qiq soit en grève de la faim.

Journaliste de la chaîne de télévision saoudienne Al-Majd, Mohammed al-Qiq était sorti de prison en mai 2016 après avoir livré aux autorités israéliennes un bras de fer qui l'avait laissé dans un état critique.

Il avait observé une grève de la faim de 94 jours selon ses proches, n'ingérant occasionnellement que des minéraux et des vitamines.

Arrêté en novembre 2015, Israël l'accusait d'être un membre actif du Hamas, le mouvement islamiste terroriste qui contrôle la bande de Gaza. M. al-Qiq réfutait ces accusations.

Israël avait fini par accepter que la période de détention administrative ne soit pas prolongée une fois arrivée à échéance.

La sécurité intérieure israélienne a indiqué que M. al-Qiq avait été arrêté dimanche en même temps que douze autres hommes, dont un parlementaire palestinien, pour appartenance à un réseau du Hamas.

Ils sont accusés d'être impliqués dans une série d'activités "économiques et sociales", comme l'organisation de manifestations et le soutien financier aux familles de prisonniers, en vue de "renforcer l'influence du Hamas en Cisjordanie et de renverser l'Autorité palestinienne", a-elle dit, en référence à l'instance dirigée par le président Mahmoud Abbas.

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