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Rwanda: Israël a arrêté la livraison d'armes 6 jours après le début du génocide en 1994


AFP
Le Bureau du Procureur indique qu'il n'y a pas lieu d'ouvrir une enquête pour complicité de crime de guerre

Israël a arrêté ses exportations d'armes vers le Rwanda en 1994 six jours après le début du génocide, rapporte jeudi le journal Haaretz citant le bureau du procureur de l'Etat qui indique qu'il n'y a donc pas lieu d'ouvrir une enquête criminelle contre quelque fonctionnaire israélien que ce soit pour complicité de meurtre de masse.

La réaction du bureau du procureur  intervient après la requête de l'avocat Eytay Mack qui avait demandé l'ouverture d'une enquête affirmant qu'Israël avait poursuivi ses ventes d'armes alors que la portée d'une guerre tribale était devenue claire. La requête de Mack avait été présentée en 2014, mais la réponse a finalement été apportée la semaine dernière..

Selon le ministère public, sur la base des documents reçus par le ministère de la Défense, le directeur-général de l'époque, David Ivry, avait ordonné l'arrêt des exportations d'armes vers le Rwanda tout comme vers le Burundi le 12 avril 1994..

Le bureau du procureur souligne que l'ordre a été donné près d'un mois avant que le conseil de sécurité des Nations Unies n'impose un embargo militaire sur le Rwanda, le 17 mai 1994.

Les combats avaient débuté le 6 avril 1994 après la mort des deux présidents du Rwanda et du Burundi dans le crash de leur avion. Le lendemain, le Premier ministre du Rwanda était assassiné et les jours suivants des milliers de personnes étaient tuées par les membres de la tribu dominante Hutu.

Des informations sur des massacres sont relatées par les médias internationaux le 9 avril. Les violences ont duré une centaine de jours au cours desquels de cinq cent mille à un million de Tutsis ont été tués.

«Il ne fait aucun doute que le massacre des Tutsis perpétré au Rwanda en 1994 a été un crime horrible contre l'humanité», écrit Rachel Matar, chef des enquêtes criminelles au bureau du Procureur. «Si la moindre preuve avait été apportée quant à l'implication israélienne dans le génocide, alors en théorie il y aurait lieu d'ouvrir une enquête criminelle en dépit du temps écoulé. Cependant, à partir des documents qui ont été fournis pour notre enquête par le ministère de la Défense, il n'émerge aucune participation, directe ou indirecte, d'un responsable israélien dans le génocide perpétré au Rwanda ".

En avril dernier, la Cour suprême avait rejeté un appel contre une décision du ministère de la Défense de ne pas déclassifier les documents concernant les exportations d'armes vers le Rwanda durant la période du génocide.

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