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La position US "très confuse" sur le conflit israélo-palestinien, selon Ayrault

French Foreign Minister Jean-Marc Ayrault announces a project that aims to double the number of visas currently issued for Iran
GEOFFROY VAN DER HASSELT (AFP/File)
"Nous soutenons absolument une solution à deux Etats, mais nous songeons aussi à des alternatives" (Haley)

En prenant ses distances avec la solution à deux Etats pour régler l'un des plus vieux conflits du globe, Donald Trump a ravi la droite israélienne, alarmé les Palestiniens et de nouveau semé la confusion sur ses intentions.

En recevant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président américain a annoncé mercredi que Washington, acteur historique de l'effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, ne s'accrochait plus à la solution dite à deux Etats, à savoir la création d'un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël.

SAUL LOEB (AFP/Archives)

Cependant, dès jeudi, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a nuancé ces déclarations, ajoutant à l'impression de cafouillage projetée par la nouvelle administration Trump.

"Nous soutenons absolument une solution à deux Etats, mais nous songeons aussi à des alternatives", a déclaré Mme ​Haley, une novice en politique étrangère, après une réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.

Quant à l'ambassadeur que Donald Trump a nommé en Israël, l'avocat juif américain David Friedman, très controversé pour ses positions radicales en faveur des implantations et hostiles aux Palestiniens, il a reconnu devant le Sénat américain chargé de sa confirmation qu'il n'avait "pas de meilleure option" que la solution à deux Etats, tout en se disant "sceptique" sur cette voie de règlement du conflit.

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Mais le flou de cette déclaration de rupture a semé le trouble.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé que le positionnement des Etats-Unis était "très confus et préoccupant" et que l'option à un seul Etat, évoquée aussi par son homologue américain Rex Tillerson lors de leur entrevue jeudi en Allemagne, n'était "pas réaliste".

"La solution à deux Etats reste la seule voie", a abondé l'émissaire de l'ONU pour la paix au Proche-Orient, Nickolay Mladenov.

M. Trump avait redit mercredi sa volonté de présider à un accord entre Israéliens et Palestiniens, "vraiment, un formidable accord de paix". Mais sans préciser comment il s'y prendrait, là où ses prédécesseurs ont échoué, sinon pour évoquer une approche régionale préconisée par M. Netanyahou "avec beaucoup, beaucoup de pays".

Comment associer les pays arabes à une entreprise de paix qui n'aboutirait pas à un Etat palestinien indépendant, s'interrogeaient des experts, perplexes.

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Le conflit nécessite "une paix juste et globale fondée sur une solution à deux Etats avec un Etat palestinien indépendant", a répondu Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, organisation qui a endossé l'initiative de paix arabe prévoyant la création d'un Etat palestinien souverain.

Du côté palestinien, l'inquiétude est vive, même si la présidence palestinienne a choisi la prudence.

Elle a répété son "attachement à la solution à deux Etats" et s'est dite prête à coopérer avec l'administration Trump pour la paix. "Ce que nous retenons, c'est que Trump dit qu'il veut la paix", a déclaré Hossam Zomlot, conseiller du président Mahmoud Abbas, s'en prenant à Israël mais pas au président américain.

Pour le politologue Jihad Harb, la direction palestinienne ne peut pas engager un bras de fer avec M. Trump et n'a d'autre horizon qu'une confrontation diplomatique avec Israël, que les Etats-Unis pourraient lui faire payer cher, ou un soulèvement populaire aux conséquences imprévisibles.

Vendredi dernier, le chef du renseignement palestinien Majid Faraj était néanmoins revenu à Ramallah avec des nouvelles "rassurantes" sur plusieurs sujets après une série de réunions à Washington avec des hauts responsables de la sécurité et du renseignement américains, sans apporter plus de précisions.

Commentaires

(1)

La position américaine n'a rien de confuse M. Le héro de la cause. La position du nouveau président américain vous déplaît !

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