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Israël: l'émissaire de Trump bientôt de retour pour relancer les pourparlers

Le conseiller spécial en négociations internationales du président américain Donald Trump, Jason Greenblatt et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Jérusalem, le 13.03.2017
GOP
Les USA veulent établir une déclaration de principes pour relancer les négociations de paix

Le conseiller spécial de Donald Trump en négociations internationales, Jason Greenblatt, sera bientôt de retour en Israël et en Cisjordanie afin de relancer les efforts de paix dans le conflit israélo-palestinien, selon le journal Haaretz, citant un haut responsable israélien.

M. Greenblatt devrait arriver d'ici la semaine prochaine, vers la fin du Ramadan le 24 juin, d'après le quotidien israélien, qui souligne qu'aucune date précise n'a encore été arrêtée.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, les Etats-Unis redoublent d'efforts pour faire avancer les négociations "directes" entre Israéliens et Palestiniens, afin de trouver un accord de paix durable, incluant les pays arabes.

JACK GUEZ (AFP)

L'administration américaine aurait pensé un plan en plusieurs étapes visant à servir de feuille de route pour permettre la tenue de pourparlers entre les parties dans un futur proche.

Selon des sources israéliennes et palestiniennes citées par Haaretz, Les Américains souhaitent dans un premier temps que Netanyahou et Abbas présentent leurs positions sur les questions fondamentales – les frontières, la sécurité, les réfugiés, Jérusalem, et les implantations – afin de lister les différences entre les deux parties et clarifier la situation.

Dans un deuxième temps, l'idée serait de rédiger une déclaration de principes entre les deux parties, un document qui constituerait une sorte de fil rouge des nouvelles négociations.

CHRIS KLEPONIS / AFP

"Les Américains ont des idées et des projets pour le renouvellement des négociations", a déclaré une source israélienne, affirmant que la Maison Blanche avait d'ores et déjà "consulté" certaines personnes pour de futures discussions entre les deux dirigeants, dans le cadre du processus proposé.

Washington n'a pas encore pris de décision quant à la méthode à adopter pour relancer les pourparlers de paix, mais les responsables israéliens et palestiniens semblent s'accorder sur le fait que la prochaine visite de Greenblatt servira avant tout de consultation préliminaire à la rédaction de la déclaration de principes.

Le président américain aurait par ailleurs évoqué, lors de son entretien avec Abbas le mois dernier, la création d'une Commission spéciale composée de cinq représentants de chacune des parties qui se rendraient à la Maison Blanche pour des consultations visant à relancer les négociations, a indiqué un haut-responsable palestinien à Haaretz.

Les Palestiniens appréhendent cette proposition de manière positive et attendent la fin du Ramadan pour définir les détails de ce projet, a assuré le même responsable.

Si l'Autorité palestinienne a récemment multiplié les déclarations optimistes quant à la relance du processus de paix, le paiement de salaires par Ramallah aux terroristes et à leurs familles constitue toujours un frein aux négociations.

NICHOLAS KAMM (AFP)

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avait annoncé mardi que les dirigeants de l'AP avaient accepté de suspendre ces paiements, des propos rapidement démentis par Israël et par des responsables palestiniens eux-mêmes.

Un responsable du Comité des affaires des prisonniers de l'AP a précisé dans une interview accordée au site d'information Ynet que le parti palestinien n'avait en effet, pas cessé de payer ces salaires, ajoutant que le gel des paiements équivaudrait à "une invitation au démantèlement de l'Autorité palestinienne".

Ces paiements versés sous forme de subventions, sont dénoncés par Israël depuis plusieurs années et constituent l'un des principaux obstacles aux négociations de paix côté israélien.

Si comme Nixon, Trump "espère réécrire l’histoire en relançant les efforts de paix au Moyen-Orient", affirmait Rachel Bronson dans une tribune du New York Times, il ne compte pas pour autant faire du conflit israélo-palestinien la mission essentielle de son mandat.

"Le président a été très clair avec l'Autorité palestinienne au sujet des actions qu'il exige de leur part, et il a souligné avoir une certaine marge de patience" pendant laquelle il veut résoudre ce problème, a affirmé Tillerson.

Mais si cela prend trop de temps, "il va commencer à se désintéresser" des pourparlers de paix, a averti le secrétaire d'Etat.

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