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Netanyahou à Paris dimanche pour rendre hommage aux victimes du Vél d'Hiv

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Jérusalem le 25 juin 2017
RONEN ZVULUN (POOL/AFP/Archives)
Le dirigeant israélien participera ensuite à une réunion de travail avec Emmanuel Macron à l'Elysée

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est arrivé vendredi à Paris où il assistera dimanche à la tradtionnelle cérémonie de commémoration de la rafle du Vél d'Hiv de juillet 1942, avant de rencontrer le président français Emmanuel Macron à l'Elysée.

Netanyahou, qui devient le premier dirigeant israélien à participer à cette cérémonie, a quitté Jerusalem en proie à un fort regain de tension, après une attaque terroriste vendredi dans la Vieille ville perpétrée par trois Arabes israéliens qui a coûté la vie à deux policiers, et entraîné la fermeture du site du Mont du Temple (Esplanande des mosquées pour les musulmans).

Les deux dirigeants, qui seront accompagnés de leurs épouses, se retrouveront dans la matinée Quai de Grenelle, dans le XVe arrondissement, pour assister à la cérémonie de "commémoration des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux Justes de France".

Après un dépôt de gerbes, une sonnerie "aux Morts" et l'observation d'une minute de silence, Emmanuel Macron et Benyamin Netanyahou prendront la parole, ainsi que d'anciens déportés, dans le square des Martyrs juifs du Vél d’Hiv.

Il y a 75 ans, les 16 et 17 juillet 1942, la police française a raflé plus de 13.000 juifs à Paris, y compris des milliers d'enfants que les nazis n'avaient pas réclamés. Entassés pendant 4 jours dans des conditions inhumaines au Vélodrome d'Hiver, un stade de cyclisme, ils furent déportés à Auschwitz. Moins d'une centaine de personnes en revinrent.

- (AFP/Archives)

Longtemps passée sous silence dans la France de l'après-guerre, la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs a été reconnue en 1995 par le président Jacques Chirac, qui rompait alors avec la position de ses prédécesseurs.

La dernière visite de Benjamin Netanyahou en France remonte à décembre 2015, à l'occasion de la COP21, au cours de laquelle il avait échangé une poignée de mains avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

En janvier de la même année, le Premier ministre israélien avait participé, avec une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement à la grande manifestation organisée à Paris après les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché Hypercasher.

Appel à manifester

L'annonce de sa venue a fait réagir plusieurs associations, dont certaines ont dénoncé "un mélange des genres".

L'association UJFP (Union juive française pour la paix) s'est dit ainsi "choquée" qu'un dirigeant israélien soit convié à la commémoration d'un "crime contre l'humanité franco-français".

Le Parti communiste a également protesté, estimant que M. Netanyahou n'était pas porteur d'un "message de paix".

"La commémoration de la Rafle du Vél d'Hiv se doit de porter un message fort de paix, de lutte déterminée contre l'antisémitisme, contre toutes les formes de racisme et de haine dont étaient porteurs le régime nazi et ses collaborateurs français", souligne le parti dans un communiqué. "Benyamin Netanyahou n'est pas l'homme de ce message."

Jeudi, l'historien israélien Zeev Sternhell a publié dans le quotidien Le Monde une tribune intitulée: "M. Macron, soyez ferme face à M. Netanyahou", dans laquelle il exhortait Paris à "prendre ses responsabilités".

Enfin, plusieurs organisations de solidarité avec les Palestiniens, parmi lesquelles Europalestine ont appelé à manifester samedi à Paris, place de la République, contre la venue du Premier ministre israélien.

L'organisation pro-palestinienne dénonce "la récupération scandaleuse de la mémoire du génocide nazi par le régime d’apartheid israélien".

De son côté, Emmanuel Macron qui a reçu récemment à l'Elysée le président palestinien Mahmoud Abbas, a réitéré le soutien de la France à la solution à deux Etats et sa condamnation des implantations israéliennes.

Martin BUREAU (AFP)

Mais il n'a pas dit s'il entendait relancer l'initiative française de son prédécesseur François Hollande, qui prônait une approche internationale du conflit et avait organisé en janvier 2017 une conférence internationale sur le Proche-orient, provoquant l'ire d'Israël.

Netanyahou avait notamment fustigé en janvier "une conférence truquée par les Palestiniens sous les auspices de la France, visant à adopter de nouvelles positions anti-israéliennes" et dénoncé une initiative visant à faire "reculer la paix".

Le dirigeant israélien cherchera à s'assurer du soutien de la France dans son combat de l'Etat hébreu contre l'Iran et le Hezbollah.

La visite de Netanyahou intervient deux jours avec celle du président américain Donald Trump, invité par son homologue français à participer aux festivités du 14 juillet.

Aucune rencontre à Paris entre les deux dirigeants n'a été annoncée.

A LIRE:

"Netanyahou a sa place aux commémorations de la rafle du Vel d'Hiv" (Klarsfeld)

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Commentaires

(4)
yessongs

il est le bien venu.

Si déjà vous citez cette microscopique association vous pourriez au moins donner une petite explication ou un lien pour que les lecteurs se rendent compte de l'utilisation abusive du terme association juive sous prétexte qu'elle comprend quelques juifs égarés. Wikipédia : L’Union juive française pour la paix (UJFP) est une organisation juive laïque, universaliste s'opposant à l'occupation des territoires palestiniens, qui milite, notamment dans le Collectif Palestine, pour la reconnaissance du droit du peuple palestinien à un État, pour la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens, pour le démantèlement des colonies en Cisjordanie, pour le retrait des colons israéliens de tous les territoires occupés, Jérusalem-Est compris. Politiquement située à gauche, voire à l'extrême-gauche, elle est affiliée au réseau Juifs européens pour une paix juste. Elle compterait environ 300 membres sur l'ensemble de la France1. Beaucoup de ses membres appartiennent à l'extrême-gauche 2.

Yes

Cette gauche qui se revendique de la démocratie accueille le dictateur Abbas (qui garde le pouvoir au lieu d'organiser les élections prévues) et refuse netaniyahu légitimement élu par le père peuple israélien. Bizarre, bizarre, ... apparemment ils déteste plus les juifs qu'ils n'aiment la démocratie !

Anonymous

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