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Analyse: Quelles leçons tirer de l'attentat de Har Adar?

La police des frontières après l'attaque à l'entrée de Har Adar, le 26 septembre 2017
MENAHEM KAHANA (AFP)

Apres l'attentat terroriste de Har Adar qui a coûté la vie a trois Israéliens mardi, il est primordial de tirer immédiatement les conclusions qui s'imposent car, à l'approche des fêtes, la période est sensible et cet attentat pourrait en inspirer d'autres.

Avant toute chose, il est important de se souvenir que l'agresseur a pris les armes car il était en proie à la frustration et au regret dans sa vie personnelle, ce qui n'avait donc rien à voir avec le conflit israélo-palestinien. Néanmoins, il a choisi de conférer à ses faiblesses personnelles une signification autre que celle d'un acte de désespoir et a décidé de s'élever au rang de martyr.

Ce n'est pas la première fois que des Palestiniens utilisent le prétexte de leurs échecs personnels pour sombrer dans la terreur, même si, cette fois-ci, il s'agit d'un homme, père de quatre enfants, qui connaissait et entretenait des relations amicales avec plusieurs Israéliens. Il a perpétré l'attentat parce qu'il a vu cela comme un moyen de devenir un héros national. Plus important encore, cela garantira un avenir à ses enfants et à sa femme dont il est séparé puisqu'elle percevra une allocation mensuelle de l'Autorité palestinienne.

MENAHEM KAHANA (AFP)

Il est primordial d'être conscient de cela car nous sommes maintenant en pleine période de fêtes juives en Israël et le chef du service de sécurité du Shin Bet déclare ouvertement que, dans les Territoires, l'atmosphère est extrêmement tendue et qu'un incident pourrait mettre le feu aux poudres. Nous devons donc faire tout notre possible pour éviter que Septembre 2017 ne marque le début d'une nouvelle vague de terrorisme. À cet effet, les forces de sécurité doivent strictement mettre en application leur politique et faire la différence entre un potentiel terroriste et un membre de la population.

Autre leçon à retenir : les services de renseignement israéliens ont beaucoup à apprendre quand il s'agit de recueillir des informations sur les réseaux sociaux. La collecte de renseignements provenant des très nombreuses publications sur les réseaux sociaux était auparavant considérée comme de la science-fiction mais, depuis la vague de terreur qui a commencé en octobre 2015, ce n'est plus le cas grâce aux pratiques pionnières de Tsahal et du Shin Bet.

Bien que les méthodes israéliennes soient reproduites dans le monde entier, les processus ne sont pas encore totalement au point. Par exemple, le message que le terroriste a envoyé à sa femme pour qu'elle le poste sur Facebook n'a pas été intercepté. Ce sont des choses qui peuvent arriver mais tout doit être mis en œuvre afin d'éviter que ce genre d'erreur ne se reproduise.

Quatrième leçon : nous ne pouvons pas laisser les incidents de mardi influer sur le processus d'attribution de permis de travail israéliens aux Palestiniens. L'expérience prouve que ceux qui ont obtenu des permis de travail ne sympathisent pas avec les terroristes et n'ont pas envie de commettre des attaques, tout simplement parce qu'ils ont peur de perdre leur source de revenus. Cette règle s'applique encore aujourd'hui. Le terroriste de mardi, originaire du village palestinien de Beit Surik en Cisjordanie, possédait un permis de travail pour la Cisjordanie, pas pour Israël.

Le fait qu'il ait commis un attentat prouve qu'il était tourmenté et désespéré. Sur le plan personnel et au niveau national, l'attribution de permis de travail est un élément déterminant qui permet de faire la différence entre les Palestiniens qui aspirent à mener une existence paisible et les terroristes. Bien que le retrait de ces permis puisse dissuader les collaborateurs et les membres des familles des terroristes, prenons tout de même garde à ne pas jeter trop rapidement le bébé avec l'eau du bain.

Commentaires

(4)

Pauvre petit il était tourmenté Votre article est plein de mièvre et d une compassion honteuse a l egard de cet assasin L AP est complice et voir plus car en payant les familles des terroristes elle pousse a l action. Il faut couper l aide fournie a L AP tant qu elle ne cesse pas son double jeu.

Je suis d’avis de regarder cet événement par la perspective humaine

S'il faut s'occuper des états d'âme et des problèmes psycho-sociaux de chaque Palestinien, ça devient un peu compliqué! L'UNRWA devrait créer un Centre à cet effet. D'autre part, difficile de faire la différence entre un "membre de la population" et un "terroriste potentiel". Peut-être pourrait-on missioner une agence de l'onu à cet effet

Il faut tout simplement interdire l'entrée aux palestiniens et les laisser se démerder sans travail car de toute façon ils ont étaient éduqués pour haïr les juifs

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