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Netanyahou dément qu'Israël ait joué un rôle dans le référendum au Kurdistan

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu opens the weekly cabinet meeting at his Jerusalem office on September 26, 2017
GALI TIBBON (POOL/AFP)
Erdogan a affirmé que les Kurdes irakiens "avancent main dans la main" avec le Mossad

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré dimanche qu'"Israël n'a pas pris part à l'organisation du référendum au Kurdistan" et rappelé la "grande sympathie" de l'Etat hébreu envers "le peuple kurde et ses aspirations", au début de la réunion hebdomadaire du cabinet ministériel.

Le dirigeant israélien a répondu ainsi aux accusations du président turc Recep Tayyip Erdogan qui a suggéré la veille que le Mossad (services de renseignements israéliens), a joué un rôle dans l'organisation du référendum controversé sur l'indépendance du Kurdistan irakien.

M. Netanyahou a souligné le soutien de la Turquie au mouvement terroriste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

"Je peux comprendre pourquoi ceux qui soutiennent le Hamas veulent voir le Mossad partout où ça ne marche pas pour eux", a déclaré M. Netanyahou, selon un communiqué de ses services.

"Mais Israël n'a eu aucun rôle dans le référendum au Kurdistan, mise à part la sympathie naturelle, profonde et datant de nombreuses années du peuple juif à l'égard du peuple kurde et de ses aspirations", a-t-il ajouté.

Critiquant le fait que des Kurdes irakiens aient célébré le référendum avec des drapeaux israéliens à la main, M. Erdogan avait déclaré: "Cela montre une chose: cette administration a une histoire commune avec le Mossad, ils avancent main dans la main".

Alors que ce scrutin a été largement décrié à l'international, Israël est le seul pays à s'être prononcé publiquement pour un Etat kurde indépendant.

"Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ? Seul Israël vous soutient", a ajouté M. Erdogan, s'adressant aux dirigeants kurdes irakiens au cours d'un discours télévisé prononcé à Erzurum (Est).

AFP

Le "oui" à l'indépendance a remporté une majorité massive lors du vote de lundi, initié par le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani.

Mais Ankara, important partenaire commercial d'Erbil, est fermement opposé à la création d'un Etat kurde à sa frontière, craignant que cela ne galvanise les séparatistes kurdes qui mènent une rébellion dans le sud-est de son territoire.

Le président turc a assuré samedi que le Kurdistan irakien "paierait le prix" de ce référendum "inacceptable", sans donner plus de précisions.

M. Erdogan a plusieurs fois menacé de frapper Erbil au portefeuille en fermant notamment les vannes de l'oléoduc qui permet à environ 550.000 des 600.000 barils/jour produits par le Kurdistan irakien d'être exportés, via le port turc de Ceyhan (sud).

"Ce n'est pas un Etat indépendant qui est fondé dans le nord de l'Irak" avec ce référendum, a-t-il déclaré samedi. "Au contraire, c'est une plaie sanglante qui a été ouverte".

Même si les autorités kurdes ont indiqué qu'elles ne proclameraient pas automatiquement l'indépendance, Bagdad a exclu dans l'immédiat tout dialogue.

Ainsi, les liaisons aériennes entre le Kurdistan irakien et l'étranger ont été coupées vendredi, à la demande du gouvernement central irakien.

"Israël et les USA ont organisé le référendum"

De son côté, le chef du groupe terroriste libanais du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé Israël et les États-Unis d'avoir organisé le référendum, soulignant qu'il pouvait provoquer des divisions dans plusieurs pays de la région.

Nasrallah a estimé dans un discours que le scrutin organisé lundi dernier organisé lundi menace non seulement l'Irak, mais aussi la Turquie, la Syrie et l'Iran, pays qui abritent tous d'importantes minorités kurdes.

"La responsabilité des Kurdes, du peuple irakien et des partis concernés est de se prémunir contre le début des divisions", a-t-il déclaré.

SAFIN HAMED (AFP)

L'Irak et l'Iran ont eux aussi décidé d'utiliser l'arme économique pour riposter au référendum d’indépendance du Kurdistan irakien, le premier fermant l'espace aérien aux vols internationaux et le second gelant les échanges pétroliers.

En guise de représailles, l'Iran a interdit, lui, et jusqu'à nouvel ordre le transport de produits pétroliers depuis et vers le Kurdistan irakien, selon les médias d'Etat.

"Toutes les compagnies de transports et les chauffeurs" ont reçu cet ordre, a rapporté la télévision d'Etat Irib, citant une directive du ministère des Transports.

Téhéran est l'un des principaux exportateurs de pétrole raffiné utilisé comme carburant vers le Kurdistan d'Irak et le volume des échanges dans ce domaine est de cinq milliards de dollars par an, selon Irib.

Le Kurdistan situé dans le nord de l'Irak et frontalier de l'Iran, est un producteur et exportateur de pétrole brut, ressource dont il dépend majoritairement pour son budget.

Après la Turquie, l'Iran a annoncé des manœuvres militaires conjointes avec l'armée irakienne "le long de la frontière commune".

(avec agence)

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Orient | Avec Cyril Amar | 28/09/2017 by i24news-fr

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