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La décision de Trump sur l'ambassade américaine en Israël reportée (Maison Blanche)

Le président américain Donald Trump, le 2 décembre 2017 à la base aérien d'Andrews, dans le Maryland
MANDEL NGAN (AFP)
Après les Palestiniens puis leurs alliés, la France a émis son propre avertissement au président US

La décision très attendue du président Donald Trump sur le fait de déplacer ou non l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem a été reportée et ne sera pas dévoilée lundi, a annoncé la Maison Blanche.

"Le président a été clair sur cette affaire depuis le départ: ce n'est pas une question de si (l'ambassade sera effectivement déplacée de Tel-Aviv à Jérusalem, NDLR), c'est une question de quand", a affirmé Hogan Gidley, un porte-parole de la Maison Blanche.

"Aucune action ne sera prise sur la dérogation aujourd'hui et nous annoncerons une décision dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

Israël considère la Ville sainte comme sa capitale "éternelle et réunifiée", mais les Palestiniens estiment que Jérusalem-Est doit être la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Après les Palestiniens puis leurs alliés, la France a émis lundi soir son propre avertissement au président américain.

Dans un entretien téléphonique, le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a "exprimé sa préoccupation sur la possibilité que les Etats-Unis reconnaissent unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël", a rapporté l'Elysée.

Jack GUEZ (AFP/File)

La question est pourtant la même tous les six mois depuis plus de deux décennies: le président américain accepte-t-il de déménager l'ambassade des Etats-Unis en Israël vers Jérusalem, comme le prévoit une loi adoptée en 1995 par le Congrès, ou signe-t-il une dérogation pour la maintenir à Tel-Aviv, à l'instar du reste de la communauté internationale?

La nouvelle date-butoir pour renouveler la dérogation tombait théoriquement lundi. Jusqu'ici, les présidents successifs ont choisi la seconde solution.

Malgré sa promesse de campagne en faveur d'un déménagement, M. Trump a fini lors de la précédente échéance en juin par se résoudre à attendre, pour "donner sa chance" à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Pour leur président Mahmoud Abbas, qui tente de mobiliser la communauté internationale, reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël "détruirait le processus de paix" --que Donald Trump se dit pourtant déterminé à relancer et même à faire aboutir. 

Les islamistes du Hamas ont menacé d'une "nouvelle Intifada" tandis que pour le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, "on a là une occasion historique de réparer une injustice".

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson s'est entretenu ce week-end avec ses homologues égyptien et jordanien. Emmanuel Macron a insisté pour que le futur statut de la ville soit le fruit d'un accord israélo-palestinien consacrant "deux Etats", "avec Jérusalem pour capitale".

Commentaires

(4)

Et pourquoi ne serait ce pas Lyon la capitale de la France ? Depuis quand un pays n’a-t-il pas le droit de choisir sa capitale ? On marche sur la tête !!

Beaucoup de foin pour rien. Comme prévu...

Rassurons nous, si l’ambassade US n’est pas déplacée cela est uniquement dû à la crise immobilière qui sévit en ce moment à Jérusalem ;-)

Pshhhhht ! Ça se dégonfle. Trop drôle

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