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Bébé palestinien brûlé: Netanyahou réunit les responsables sécuritaires

Bébé palestinien brûlé - Cisjordanie
Ynet courtesy
"Rien d'autre qu'un acte barbare de terrorisme" (Tsahal): renforts déployés en Cisjordanie

YnetDes milliers de soldats israéliens ont été déployés vendredi matin en Cisjordanie à la recherche des incendiaires qui ont causé la mort d'un bébé palestinien en Cisjordanie cette nuit.

Les forces de sécurité s'attendent également à des incidents avec les Palestiniens, le Hamas ayant appelé à une "journée de la colère" en Cisjordanie et à Jérusalem. Toutes les forces de sécurité israéliennes du secteur ont été placées en état d'alerte.

Benyamin Netanyahou réunit en ce moment-même les responsables sécuritaires pour évaluer la situation à la lumière de l'attentat terroriste anti-palestinien. Le chef d'état-major de l'armée israélienne Gadi Eizenkot est actuellement en réunion avec le directeur des services du Renseignement intérieur et le commandant de la région militaire centre sont présents. Gadi Eizenkot a condamné l'attaque la qualifiant d'incident "gravissime".

Netanyahou s'est entretenu avec le ministre de la Défense Moshe (Boguy) Ya'alon et avec Gilad erdan, le ministre en charge de la Sécurité intérieure. Le Premier ministre a donné des instructions pour que les forces de sécurité tiennent informée l'Autorité palestinienne des développements de l'enquête.

Un bébé palestinien de un an et demi est mort dans la nuit de jeudi à vendredi suite à l'incendie de la maison de ses parents, dans une attaque "prix à payer" présumée près de Naplouse en Cisjordanie, rapportent les médias israéliens.

Les assaillants ont tagué en hébreu"prix à payer", "vengeance" et "longue vie au Messie" sur les murs de la maison incendiée.

La famille de la victime souffre de brûlures et de blessures dues à l'inhalation de fumée. Les parents de l'enfant et deux de ses frères et sœurs sont dans un état jugé critique.

La maison de la famille faisait partie de deux structures incendiées par les pyromanes, l'autre maison était vide.

"Au cours de la nuit, Tsahal a reçu des informations sur l'incendie de deux maisons dans le village de Duma au nord-est de Ramallah (Cisjordanie). Un enfant palestinien a été tué et trois autres membres de la famille ont été blessés et sont dans un état critique. Selon les premiers éléments de l'enquête, des suspects ont pénétré dans le village aux petites heures de la matinée, mis le feu aux maisons et tagué des graffitis en hébreu sur les murs. Les forces de sécurité sont actuellement à la recherche des suspects de cette attaque", indique le communiqué du porte-parole de l'armée israélienne Peter Lerner qui ajoute: "Cette attaque contre des civils n'est rien d'autre qu'un acte barbare de terrorisme. Une enquête approfondie est en cours afin de trouver les terroristes et les traduire en justice. L'armée israélienne condamne fermement cette attaque déplorable et a pris toutes les mesures sur le terrain afin de localiser les responsables ".

L'administration civile israélienne en charge des Territoires a annoncé que les blessés, actuellement hospitalisés en Cisjordanie, ont été transférés dans deux hôpitaux israéliens.

Ynet courtesyJournée de la colère

Le Hamas a appelé à une journée de la colère vendredi en Cisjordanie ainsi qu'à la mosquée al-Aqsa à Jérusalem en réaction au drame.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s'est déclaré choqué par cette agression. "C'est un acte terroriste. Israël agit avec fermeté contre le terrorisme, quels qu'en soient les auteurs", a-t-il déclaré en ajoutant que "tous les moyens" seraient employés pour traduire les agresseurs devant la justice.

Un porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas a estimé qu'Israël en était responsable. "Un tel crime n'aurait pas été commis si le gouvernement israélien n'insistait pas pour que la colonisation se poursuive et pour protéger les colons", a déclaré Nabil Abou Rdainah, cité par l'agence de presse officielle palestinienne Wafa.

"Nous pensons que cette attaque a des motivations nationalistes", a dit de son côté Luba Samri, porte-parole de la police israélienne.

Les autorités israéliennes ont démantelé mercredi deux maisons illégales dans l'implantation de Beit El, près de Ramallah, et expulsé plusieurs dizaines personnes d'une autre implantation près de Naplouse, ce qui a provoqué des manifestations de protestation.

Sous l'appellation du "prix à payer", des extrémistes juifs et des activistes d'extrême droite ont intensifié ces derniers mois les agressions contre des Palestiniens, des Arabes israéliens ou encore l'armée israélienne, en réaction à des décisions gouvernementales qu'ils jugent hostiles à leurs intérêts ou à des actes attribués à des Palestiniens. Des lieux de culte chrétiens et musulmans sont également régulièrement visés.

(i24news avec Reuters)

Commentaires

(3)

La rédaction serait-elle a ce point à gauche pour que je sois censuré dès lors que j'essaye de calmer les ardeurs antisémites de nos détracteurs?

Josué

et bien nous sommes en train de perdre les territoires disputés par l'immoralité de ses occupants. Cette terre vomit ceux qui se comporte ainsi

Personnellement, je remettrais ces malades fanatiques coupables de ces actes aux palestiniens pour qu'ils soient "jugés" comme il se doit et comme ils le méritent. Cela enlèvera très vite l'envie à d'autres de les imiter.

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