Politique

US Secretary of State John Kerry gestures looks on during a press conference closing the Geneva II peace talks on January 22, 2014, in Montreux
Les ministres de la Défense passive et du logement accusent le diplomate US d'être "malhonnête"

Deux ministres israéliens ont de nouveau critiqué lundi le secrétaire d'Etat américain accusé d'utiliser des menaces de boycott d'Israël dans le monde pour obtenir des concessions israéliennes dans les négociations avec les Palestiniens.

"Il est dommage de constater que l'administration américaine ne comprend pas la réalité au Moyen-Orient et exerce des pressions du mauvais côté dans le conflit israélo-palestinien", a affirmé le ministre chargé de la Défense passive, Gilad Erdan, un proche Premier ministre Benyamin Netanyahou.

"J'aurais aimé que John Kerry explique à Mahmoud Abbas (le président de l'Autorité palestinienne) ce qui pourrait bien arriver s'il continue à refuser de faire la paix", a ajouté M. Erdan à la radio publique.

Le ministre du Logement, Uri Ariel, du parti le "Foyer Juif", a pour sa part accusé John Kerry à la radio militaire de ne pas être un "intermédiaire honnête en parlant de menace de boycott".

Les membres du gouvernement israélien se sont livrés durant le week-end à des attaques, qui ont pris parfois un tour personnel, contre John Kerry qui a évoqué samedi les risques d'un boycott international visant Israël si ses efforts pour parvenir à un accord de paix n'aboutissaient pas.

Le ministre chargé des Renseignements, Youval Steinitz, a estimé dimanche que "les propos de John Kerry sont offensants, injustes et intolérables".

Sur la même ligne, mais de façon moins agressive, M. Netanyahu a souligné que les "tentatives de boycotter l’Etat d'Israël sont immorales et injustifiées (...) et elles n'atteindront pas leurs objectifs".

John Kerry a relancé les négociations israélo-palestiniennes en juillet 2013 après trois ans d'interruption et peine à rapprocher les positions des deux camps malgré ses navettes répétées dans la région.

Le département d’État a rejeté dimanche les critiques israéliennes. Lors de son discours à Munich, John Kerry a "uniquement fait référence à un boycott comme une des actions qui pourraient être prises par d'autres, mais à laquelle il s'oppose", a souligné la porte-parole du département d'Etat.

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