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"Je ne veux pas faire tomber Netanyahou" (Ari Harow)

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and Ari Harow, in Jerusalem, September 8, 2016.
Dan Balilty/AP
"Je ne suis pas Shula Zaken. Je ne cherche pas à renverser Netanyahou" a lancé l'ancien chef de cabinet

L'ancien chef de cabinet du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, Ari Harow, ayant signé un accord pour comparaître en tant que témoin de l'accusation dans une affaire de corruption qui pourrait impliquer le Premier ministre, aurait confié à des proches ne pas avoir l'intention de faire tomber Netanyahou.

"Je ne suis pas Shula Zaken. Je ne cherche pas à renverser Netanyahou", a déclaré Harow, faisant référence à l'ancien secrétaire particulière du Premier ministre Ehud Olmert, qui avait été témoin d'Etat dans l'affaire "Holy land", un scandale de corruption qui visait l'ancien chef de gouvernement.

Zaken avait fourni des enregistrements dans lesquels Olmert essayait de la dissuader de témoigner contre lui et de fournir des preuves, en échange de grandes sommes de paiements en espèces.

L'ancienne secrétaire avait collaboré avec les enquêteurs et écopé d'une peine de prison allégée, alors qu'Ehud Olmert avait dû présenter sa démission et avait été condamné à une peine de prison de plusieurs années.


Ari Harow peut-il faire tomber Netanyahou ? by i24news-fr

"On m'accuse d'un crime avec lequel je n'ai rien à voir, et que je n'ai pas commis", s'est défendu Harow selon Channel 2.

"La question n'est pas de savoir si moi ou Benyamin Netanyahou allons aller en prison mais si je vais être envoyé en prison pour des faits que je n'ai pas commis", a-t-il ajouté.

L'ancien proche confident de Netanyahou a également précisé que la définition d'un témoin d'Etat est quelqu'un qui fait partie de la garde rapprochée, et qui tente ensuite de renverser son patron.

"Ca n'est pas mon cas. Le cas 2000 n'est pas une affaire que j'ai démarrée", a-t-il assuré à ses proches.

Ayant démissionné de son poste au bureau du Premier ministre en janvier 2015 dans le but de s'impliquer dans la campagne électorale de Netanyahou, Harrow fait l'objet d'une enquête policière depuis décembre 2015 pour des soupçons de corruption, abus de confiance, conflits d'intérêts et fraude.

Il risque une condamnation à la prison. Sa collaboration avec la police pourrait toutefois lui permettre de sauver sa peau.

En échange de son témoignage déterminant pour les enquêteurs, Harow pourrait réduire sa peine et serait condamné à six mois de service communautaire, et probablement à payer une amende de 700.000 NIS (environ 164.000 euros).

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