Société

Panneau routier Israël
Le ministre des Finances confirme ne pas vouloir une baisse de plus de 5% du prix de l'immobillier

Environ 17.000 résidents de Jérusalem ont quitté la capitale de l'Etat d'Israël en 2014 révèlent les chiffres publiés cette semaine par le Bureau central des Statistiques.

Leur destination favorite était la ville de Beit Shemesh, située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la ville sainte. mais ils sont également nombreux à avoir choisi Tel Aviv.

Selon le rapport, le flux migratoire interne de Jérusalem à la fin 2014 révélait un résultat négatif, à savoir -6.740 habitants puisque 10.351 personnessont venus s'y installer mais que 17.091 l'ont quittée.

Selon les chiffres qu'a pu se procurer le site Ynet, 2.961 ont quitté Jérusalem pour des localités rurales, mais 14.128 ont déménagé pour d'autres grandes villes.

1.464 sont partis pour Beit Shemesh et 1.454 pour Tel Aviv. La plupart des autres ont intégré des localités environnantes de Jérusalem, comme Modiin, Givat Zeev, Beitar Illit, Mevasseret Tzion, même si d'autres encore sont partis pour Bneï Brak la banlieue ultra-orthodoxe de Tel Aviv, 658) pour Haifa (369), pour Ramat Gan (345), pour Netanya (297)n Petah Tikva (292), Ashdod (257) et Rishon Le Tzion (236).

Mais la ville sainte n'est pas la seule à être dans le cas d'une démographie négative. Tel Aviv est aussi dans ce cas, puisque 21.449 personnes l'ont quittée alors que 20.519 y ont emménagé. Haïfa et Beersheva et Ashdod sont aussi dans la même situation négative.

Outre la recherche d'une qualité de vie meilleure, une des raisons principales de cette situation est le prix des logements dans les grandes villes d'Israël.

Et c'est précisément cette semaine que le ministre des Finances Moshe Kahlon (Koulanou), dont le cheval de bataille électoral pour les élections de mars 2015 était la baisse des prix de l'immobilier, a concédé qu'il ne voyait ni ne souhaitait une réduction de plus de 5% des prix des logements.

A un journaliste qui lui demandait s'il est exact que les hommes politiques ne souhaitent pas que l'immobilier baisse de 30 à 50%, car dans ce cas l'économie israélienne riquerait d'imploser, Kahlon a répondu:

"C'est exact. Nous ne voulons pas créer des crises dans chaque domaine. Nous souhaitons une économie normale. Nous voulons que les citoyens israéliens aillent dans les supermarchés pour remplir leur caddy à un prix raisonnable, contracter une police d'assurance à un prix raisonnable et acheter un appartement à un prix raisonnable. Rien ne sera plus comme il ya 10 ans. Que se passe-t-il si quelqu'un achète un appartement d'un million de dollars et puis qu'il y a une crise économique, que Dieu nous en préserve ? Dès lors que nous mettons un terme à la spéculation, nous stoppons ceux qui font de l'argent aux dépens de nos enfants".

Soyez le premier à poster un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter. Connectez-vous ou créez un compte