Société

Appel aux dons pour personnes âgées en Israël
Pas de coordination entre les différents ministères ni budget spécifique, pointe un rapport parlementaire

Plus d'un tiers des nouveaux immigrants seniors vivent sous le seuil de la pauvreté en Israël, révèle une étude du centre de Recherche et d'Information de la Knesset.

Il s'agit d'un pourcentage relativement important comparé aux autres groupes de population précaire. 

Le rapport a été préparé sur demande de la Commission parlementaire de l'Immigration, de l'Absorption et de la Diaspora pour étudier la gestion par les autorités israéliennes des immigrants seniors.

Une des principales raisons de la précarité de cette population est l'absence de droit à une retraite en Israël et leur incapacité d'obtenir une allocation de leur pays d'origine, indique le rapport qui précise que le taux de pauvreté au sein de cette population âgée qui s'est installée en Israël depuis 1989 jusqu'à aujourd'hui est de 36,6% alors qu'il est de 18,5% pour les autres catégories de nouveaux immigrants.

Le taux de pauvreté au sein de la population âgée tous groupes confondus est de 22%.

Depuis 1989 et jusqu'en 2015, environ 200.000 nouveaux immigrants seniors sont arrivés en Israël, constituant 17% du total des nouveaux immigrants. Pour la seule année 2015, 4.000 nouveaux immigrants âgés de 65 ans et plus se sont installés en Israël.

Cette population souffre également de problèmes de santé et de langage et a des difficultés à faire face à une bureaucratie qui ne lui est pas familière, mais les problèmes sont exacerbés par l'absence de retraite ou d'un montant très bas.

La responsabilité des affaires concernant les "olim" retraités incombe à la fois au ministère de l'Absoption, à celui des Affaires sociales et celui des Personnes âgées, mais il n'existe aucun budget spécifiquement désigné pour cette population.

Dans bien des cas, ce sont les collectivités locales qui doivent assumer le versement d'allocations ou d'aides ponctuelles qui sont financées par des dons privés. Et ce dons se concrétisent par des bons d'alimentation, des repas chauds, des appareils de chauffage ou une aide pour des appareils dentaires ou des médicaments. Souvent également les différents organismes chargés du traitement des personnes âgées ne sont pas coordonnés, pointe le rapport.

Le président de la Commission parlementaire, Avraham Nagosa (Likoud), a indiqué qu'il travaille actuellement au transfert d'une gestion unique des nouveaux immigrants seniors par le ministère de l'Absorption.

"Nous avons constaté que bon nombre d'entre eux ne profitent pas des dispositifs auxquels ils ont droit. Je demande au ministère de l'Absorption de prendre en charge cette tâche et de traduire les droits de chacun dans toutes les langues", a-t-il confié au journal Haaretz.

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