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Israël: meurtre d'une jeune arabe chrétienne, la famille arrêtée par la police

Israeli police have arrested an elderly man who burnt a nurse alive at a clinic after apparently being dissatisfied by the treatment he had received
JACK GUEZ (AFP/File)
Henrietta avait porté plainte contre sa mère qui l'avait attaquée à cause de sa relation avec un musulman

Soupçonnés du meurtre de leur fille, les parents et l'oncle d'une jeune arabe chrétienne retrouvée morte mardi à Ramle, dans le centre d'Israël, ont été arrêtés jeudi par la police.

Le tribunal a prolongé la détention du père et de l'oncle et a libéré la mère après leur arrestation à leur domicile. Les suspects ont cependant nié tout lien avec l'assassinat, a indiqué leur avocat, Shukri Abu Tabik.

Agée de 18 ans, Henrietta Kara a été retrouvée morte à son domicile mardi, victime de plusieurs coups de couteau dans le cou, au lendemain de sa remise de diplôme d'études secondaires.

Avant le drame, les parents d'Henrietta avaient été interrogés par la police suite à la plainte déposée par leur fille contre eux, demandant alors si elle pouvait aller vivre avec un autre membre de sa famille.

A l'origine de cette plainte, un conflit familial opposant la jeune femme et sa mère, cette dernière s'opposant à la relation de sa fille avec un musulman, s'est traduit en violente dispute pendant laquelle Henrietta a reçu des projectiles à la tête, a rapporté Haaretz.

La police nie avoir commis une négligence dans l'affaire d'Henrietta, rétorquant que, "immédiatement après que sa plainte fut enregistrée, ses parents ont été interrogés sous serment".

"Tout au long de son interrogatoire, la défunte n'a pas prétendu être menacée et n'a pas senti que sa vie était en danger. Les assistants sociaux ont été avertis immédiatement, selon la procédure habituelle dans les événements impliquant des mineurs", a ajouté la police.

Aida Touma-Sliman, membre du parti de la Liste arabe unie et présidente du Comité de la condition de la femme et de l'égalité des sexes à la Knesset, a dénoncé la situation en affirmant qu'"apparemment la vie d'une femme ne vaut rien dans ce pays", a souligné Haaretz.

"Je demande une réunion d'urgence du Comité ministériel pour la prévention des violences faites aux femmes et pour l'adoption immédiate du plan établi il y a six mois, en plus de prendre des mesures d'urgence pour mettre fin à cette injustice constante", a-t-elle ajouté.

En septembre 2014, un comité interministériel a été créé pour lutter contre le problème de la violence domestique en Israël. Cependant, en dépit de la budgétisation gouvernementale pour les recommandations formulées, ces dernières doivent toujours être mises en œuvre.

Selon les chiffres fournis par la police et diverses organisations, les femmes arabes israéliennes, assassinées par leurs conjoints et des hommes apparentés, sont les plus touchées dans la société israélienne par ce qu'ils appellent des "crimes d'honneur".

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