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Jérusalem accueille une Gay Pride avec pour thème "LGBTQ et religion"

Jérusalem s'apprête à accueillir le défilé de la gay pride, 3 août 2017
Julien Bahloul/i24NEWS
La Cour suprême a repoussé sa décision sur la légalisation de la GPA, au grand dam de la communauté LGBTQ

Des milliers de personnes sont attendues jeudi en fin d'après-midi pour le début de la 16è édition de la Gay Pride de Jérusalem, qui débutera au parc "Gan Hapaamon", près du centre-ville, à 17h locales.

La marche des fiertés et de la tolérance de cette année aura pour thème "Communauté LGBTQ et religion", et devrait attirer quelque 4.000 participants.

"Dans une ville qui a connu des guerres de religion sanglantes, nous avons vu et payé le prix de la haine dans le contexte de la religion", ont écrit les organisateurs sur leur page Facebook.

"Nous allons éclairer les relations complexes et profondes entre [les différents groupes religieux] et les luttes pour la coopération, les conflits et le dialogue", peut-on encore lire.

Les organisateurs souhaitent ainsi aborder le sujet tabou de l'homosexualité dans le milieu orthodoxe, un appel qui risque fort de laisser la communauté haredie de marbre.

Dans la matinée, la communauté LGBTQ espérait que la Cour suprême Jérusalem se prononce pour la légalisation de la GPA, mais les juges ont décidé de laisser six mois supplémentaires aux députés israéliens pour travailler sur un texte, et repoussé le verdict à février 2018.

Les magistrats ont toutefois reconnu "une discrimination envers les gays qu'il convient de corriger".

Julien Bahloul/i24NEWS

Les organisateurs souhaitent enfin profiter de l'événement pour revendiquer le droit à l'adoption d'enfants par les couples LGBT, ce que persiste à refuser le gouvernement israélien.

Les participants commenceront la marche vers 18h et arpenteront les rues Keren Hayesod et King George, dans le centre-ville, avant de s'engager dans les rues Meir Shaham, Rabbi Akiva et Hillel.

Le parcours a été ainsi élaboré, afin d'éviter soigneusement le quartier sensible de la Vieille ville, encore sous tension après la récente crise du Mont du Temple, alors que de nombreuses artères du centre-ville seront fermées à la circulation dès 16h.

La marche s'achèvera au parc de l'Indépendance (Gan Haatsamout) où un événement de clôture prévu à 20h viendra ponctuer la journée.

Sécurité renforcée

Plus de mille policiers seront mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation qui reste extrêmement sensible, deux ans après le meurtre d'une participante pendant le défilé.

Julien Bahloul/i24NEWS

En 2015, la Gay Pride de Jérusalem avait en effet connu une fin tragique lorsqu'une adolescente de 16 ans, Shira Banki, avait été poignardée par un Juif ultra-orthodoxe, Yishai Schlissel, avant de succomber à ses blessures.

Les responsables de la sécurité avaient été critiqués à l'époque, car Schlissel venait d'être libéré de prison pour une attaque similaire mais non fatale contre des manifestants de la Gay Pride en 2005, au cours de laquelle il avait poignardé trois personnes.

Depuis, la mobilisation policière a été accrue, et des centaines d'agents supplémentaires seront déployés dans la ville, a indiqué la police.

Comme l'année dernière, les participants ne pourront ni pénétrer, ni quitter le cortège pendant la marche, mais seulement au départ et à l'arrivée. Pour entrer au Gan Hapaamon, tous les participants seront soumis à un contrôle de sécurité sévère.

Une contre-manifestation, organisée par l'association d'extrême-droite Lehava se tiendra en parallèle du défilé, et sera surveillée de près par la police.

Dans la semaine, plusieurs militants anti-homosexuels ont été contactés par la police qui les a enjoints à rester loin du défilé.

Commentaires

(5)

c'est une provocation de la gloire de D... à Jérusalem . qu'elle honte pour le peuple élu

une honte.nous profanons nos lieux saints. à prohiber qu'ils aillent défiler ailleurs

Il n'y a aucun lieu saint sur le parcours. Un peu de tolérance ne fait aucun mal.

il ne s agissait pas d un ultra orthodoxe mais plutôt d un membre d'une secte appelée Etoré Karta qui est amie du gouvernement iranien !! ceci pour ne pas faire d'amalgame avec le monde religieux

Ils n'ont pas choisi et je les accepte avec respect. Mais pourquoi revendiquer la rue pour le crier? Au travail ou dans ma vie non professionnelle, je les côtoie amicalement et les respecte mais je demande aussi qu'ils me respectent

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