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Maccabi Tel Aviv players greet their supporters at the end of the Champions League group G match against Porto in Haifa on November 4, 2015
Le procureur général doit s'expliquer sous 90 jours

La Cour suprême israélienne réclamé jeudi à l'Etat hébreu d'expliquer pourquoi le monde du football fait exception en échappant à l'obligation commune de repos hebdomadaire le jour du shabbat, a-t-on appris vendredi auprès de la plus haute instance juridique nationale.

Celle-ci rouvre ainsi l'épineux dossier de la tenue des matches pendant le shabbat, jour sacré de repos hebdomadaire pour les Juifs, du vendredi soir au samedi soir.

La Cour a demandé au procureur général d'expliquer sous 90 jours pourquoi les dispositions de la loi sur le repos hebdomadaire ne sont pas pleinement appliquées dans le monde du football, selon le texte de l'injonction. La Cour avait été saisie par une organisation nationaliste religieuse, le "Mouvement pour un Etat juif".

Selon les spécialistes, dans l'histoire d'Israël le football a toujours été joué le jour du shabbat quand le reste de l'activité du pays est quasiment à l'arrêt. Une partie des matches de première division est disputée le vendredi soir ou le samedi et regardée, au stade ou à la télévision, par des dizaines de milliers d'Israéliens.

L'exception footballistique est régulièrement attaquée par les défenseurs de l'orthodoxie religieuse. En août 2015, un juge de Tel-Aviv avait donné raison à des joueurs de deuxième division qui, par conviction religieuse, ne voulaient plus jouer pendant le shabbat.

Ce jugement avait causé un imbroglio aux enjeux culturels et économiques potentiellement importants. Un compromis avait été trouvé en mars, qui prévoyait que les matches continueraient à être disputés le samedi, mais que les joueurs pourraient dire non à leur club.

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