Tech

Capture d'écran de la télé nord-coréenne en 2016 montrant le lancement d'un satellite d'observation le Kwangmyong 4
La Corée du Sud cherche à renforcer l'espionnage de la Corée du Nord après ses récentes menaces

La Corée du Sud envisage d’utiliser un satellite espion israélien afin de récolter des informations sur les installations militaires et nucléaires nord-coréennes dans le but de renforcer ses capacités de défense en réponse aux récentes menaces de Pyongyang, rapporte dimanche le Times of Israel.

Un responsable au ministère sud-coréen de la Défense a déclaré la semaine dernière que le pays est à la recherche de services de renseignements étrangers capable de fournir des informations sur les activités nord-coréennes, Séoul n’étant pas équipé d’un tel dispositif, a révélé mardi l’agence de presse sud-coréenne Yonhap News Agency.

Les récentes séries de tests nucléaires et de missiles de Pyongyang ont mis en alerte la Corée du Sud ainsi que la communauté internationale qui a fermement condamné ces menaces.

D’après une information parue samedi dans le journal Ynet, le satellite espion israélien "Ofek 11" pourrait répondre à la demande de Séoul.

En effet, Israël et la Corée du Sud se situent sur une latitude similaire, entre 30 et 40 degrés au nord de l’Equateur. La trajectoire orbitale de "Ofek 11" permettreait ainsi de diriger le système de surveillance vers la Corée du Nord.

"L’armée prévoit d’avoir son propre satellite de surveillance pas avant 2023, ce qui permettra à Séoul de surveiller de près les activités militaires nord-coréennes", a déclaré un responsable sud-coréen.

Pedro Ugarte (AFP/File)

Séoul utilise aujourd'hui un système américain, mais hormis ses capacités d’espionnage, le satellite israélien offrirait des images des sites surveillés sous des angles différents de ceux proposés actuellement par les Etats-Unis.

La Corée du Sud souhaite également acquérir des missiles de croisière allemands "KEPD-350K" disposant d’un rayon de 500 kilomètres, et qui permettrait d’atteindre Pyongyang.

Par ailleurs, en août 2014, un haut responsable de la Défense israélienne avait déclaré à la radio de l’armée que la Corée du Sud faisait partie des nombreux pays intéressés par l’achat du système de défense anti-missile Dôme de fer.

Le directeur de la société Rafael, qui fabrique le Dôme de fer, Yedidia Yaarin, avait affirmé à Reuters que le taux de réussite du système a suscité un vif intérêt à l’étranger.

Le système de défense anti-missile à courte portée a été très efficace notamment en 2014, interceptant des centaines de roquettes tiré par le groupe terroriste Hamas, visant les grandes agglomérations israéliennes.

1 Commentaire

Vous devez être connecté pour commenter. Connectez-vous ou créez un compte