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Israël, star mondiale de la high-tech à Barcelone

Le pavillon Israël au Mobile World Congress de Barcelone
Julien Bahloul
Mobile World Congress de Barcelone, les technologies israéliennes ont été courtisées par le monde entier

"J'ai l'impression d'être en banlieue de Tel Aviv". Ces mots me sont glissés par le responsable marketing d'une start-up israélienne. Nous sommes au beau milieu du hall 3 du Mobile World Congress de Barcelone. Il est 18h. Visiblement l'heure de faire la fête de ce côté de la Méditerranée. La scène est surréaliste.

Les entreprises présentes se font remarquer par tous les moyens. Des DJ enchaînent les démonstrations musicales à plein volume. Des serveuses espagnoles en simples jeans et t-shirts frappés de logo de sociétés israéliennes déambulent au milieu de la foule compacte avec des plateaux de tapas. La bière coule à flot. On entend parler hébreu tous les deux mètres. Bienvenue dans le monde des hautes technologies.

Julien Bahloul

Mais ne vous fiez pas aux apparences. C'est de business qu'il s'agit avant tout. Le Mobile World Congress est le gigantesque événement à ne pas manquer pour toute l'industrie de la téléphonie mobile. Là où il faut être pour espérer percer un jour sur la scène internationale.

Et le moins que l'on puisse dire est qu'Israël a, dans ce domaine, une très bonne longueur d'avance sur les autres et il le montre fièrement.

Ça commence par l'imposant pavillon officiel du pays. Impossible de passer à côté. Dressé face au pavillon français, il s'étend sur 520 mètres carrés. Le mot "Israël" est affiché partout comme une marque d'un savoir-faire que l'on cherche à vendre.

Des dizaines d'entreprises sont ici représentées. Certaines brillent plus que d'autres. "Equatel" par exemple vient de recevoir au salon la visite du ministre indien de la Santé en quête de solutions pour son pays. Gershon Gutmer, vice-président d'"Equatel" et d'origine belge, va installer en Inde et en Afrique des dizaines de bornes connectées en 4G à internet.

Via une caméra HD, ainsi que des capteurs que le patient placera lui-même sur ses doigts des médecins pourront, en quelques secondes depuis n'importe quel endroit du monde établir un diagnostic complet sur la base d'analyses de sang, du rythme cardiaque, de la fièvre et même grâce à des échographies réalisées en Bluetooth.

Julien Bahloul

Les maladies les plus graves comme la malaria ou le sida deviennent ainsi détectables instantanément, permettant à des patients privés de médecins dans leurs villages d'obtenir au plus vite une ordonnance pour acquérir les médicaments adéquats. La révolution technologique israélienne passe aussi par la santé.

Mais c'est probablement dans le domaine de la sécurité qu'Israël est le plus attendu. Le monde veut tirer profit de l'expérience israélienne dans ce secteur en vogue. Les entreprises font donc appel aux grands noms de l'armée pour attirer les clients.

"Is it you", spécialisée dans la protection de données via la reconnaissance faciale sur téléphone annonce mardi le recrutement de l'ancien chef du Mossad Dani Yotam. La presse accourt pour interviewer la star du jour.

"Mon expérience de plusieurs décennies au sein de Tsahal et du Mossad suscite l’intérêt, les grandes entreprises comprennent qu'elles doivent fournir davantage de sécurité à leurs clients", me confie-t-il en souriant.

A quelques pas du pavillon israélien, on trouve plusieurs pays musulmans. "On a invité les Jordaniens à notre cocktail d'ouverture mais ils ne sont pas venus, je crois qu'ils ont peur d'être mal vus chez eux ensuite", explique le directeur du département Mobile de l'Israel Export Institute. "C'est dommage...peut-être qu'un jour nous pourrons avoir de vrais échanges économiques....le potentiel commercial est immense", regrette-t-il. Mais dans, les faits les échanges existent déjà.

Un peu plus loin au hall 5, Eyal Reshef a ouvert un autre pavillon qui porte le nom d’Israel Mobile and Media Association (IMA). Ici, pas de drapeaux d'Israël, mais les résultats sont là. Sous nos yeux, un homme habillé en tenue traditionnelle d'un pays arabe s'approche en souriant, sert la main d'Eyal et discute avec lui quelques minutes.

"Notre pavillon représente ici 400 produits de startup israéliennes. Si vous ne faites pas de bruits inutiles, on y arrive. Nous avons de nombreux contrats avec des sociétés arabes, parfois via une tierce partie. Elles veulent elles aussi accéder au meilleur de la technologie israélienne...", affirme-t-il.

L'édition 2017 a été sans conteste un succès pour Israël. L'Etat hébreu donne à présent rendez-vous à ses partenaires à Tel Aviv dans quelques jours pour le MedinIsrael, le salon du high-tech dans le domaine de la médecine.

Julien Bahloul, présentateur et reporter était l'envoyé spécial d'i24NEWS à Barcelone

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