Cyberattaque: "plus de 75.000 victimes dans le monde" selon un bilan provisoire

Des cyberattaques visent des milliers des sites internet français
AFP
Des dizaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon

"Plus de 75.000 victimes" de la vague de cyberattaques qui a frappé des dizaines de pays vendredi "seraient recensées dans le monde à l'heure actuelle", a annoncé samedi la police nationale française dans un bulletin d'information et de prévention.

"C'est un bilan du nombre d'ordinateurs infectés encore provisoire, qui devrait très vraisemblablement s'alourdir dans les jours qui viennent", a déclaré samedi Valérie Maldonado, adjointe à la chef de la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité.

Vendredi soir une cyberattaque massive, "d'un niveau sans précédent" selon Europol, a frappé plusieurs dizaines de pays.

De la Russie à l'Espagne et du Mexique au Vietnam, des dizaines de milliers d'ordinateurs, surtout en Europe, ont été infectés par un logiciel de rançon exploitant une faille dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l'agence de sécurité nationale américaine NSA.

Le logiciel malveillant, surnommé "Wannacry", verrouille les fichiers des utilisateurs et les force à payer une somme d'argent sous forme de monnaie virtuelle bitcoin, difficile à tracer, pour en recouvrer l'usage: on l'appelle le "rançongiciel".

Parmi les principales cibles figurent les hôpitaux britanniques, l'entreprise de téléphonie espagnole Telefonica, le constructeur automobile français Renault, la société américaine de livraison de colis Fedex, le ministère russe de l'Intérieur ou la société des chemins de fer allemands Deutsche Bahn.

Il n'y a actuellement aucune indication selon laquelle Israël aurait été touché par la vague de cyberattaques.

Le responsable de l'Autorité nationale du Cyber ​​d'Israël, Baruch Carmeli a cependant souligné qu'une évaluation définitive ne pourra pas être faite avant dimanche, dans la mesure où de nombreuses entreprises israéliennes n'exercent pas d'activité le samedi.

Les victimes se voient demander 300 dollars sous trois jours, sinon la rançon double. Experts et autorités conseillent de ne pas payer, car il n'est pas sûr de pouvoir récupérer ses fichiers par la suite.

Initiative inhabituelle, Microsoft a décidé de réactiver une mise à jour de certaines versions de ses logiciels pour contrer ce type d'attaque. Le virus s'attaque notamment à la version Windows XP, dont Microsoft n'assure plus en principe le suivi technique. Le nouveau logiciel d'exploitation (OS) Windows 10 n'est pas visé par l'attaque, souligne Microsoft.

"En cas d'infection, il est indispensable d'isoler la machine infectée en la coupant du réseau familial ou de l'entreprise, ce qui empêchera toute propagation", ajoute la police, "en éteignant de préférence l'ordinateur ou en retirant le câble réseau ou encore en désactivant l'antenne wifi". 

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