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VivaTech 2017: buzz autour de la visite de Macron et hommage à Shimon Peres

Le président français Emmanuel Macron (c) au salon VivaTech, le 15 juin 2017 à Paris
Martin BUREAU (POOL/AFP)
Comme l’an dernier, Israël a su tirer son épingle du jeu et fait honneur à sa réputation de startup nation

Le salon Viva Technology 2017, qui se tenait au Parc des Expositions de Paris, a refermé ses portes le week-end dernier. Affluence, qualité des intervenants, niveau technologique des projets présentés: l’événement a tenu ses promesses et devrait s'imposer durablement dans l’agenda des investisseurs et startups du monde entier.

Comme l’an dernier, Israël a su tirer son épingle du jeu et fait honneur à sa réputation de startup nation. Le stand israélien a été visité par de nombreux curieux, investisseurs, industriels et politiques, au fait du savoir-faire israélien en matière d’innovation. D’autres jeunes pousses étaient également représentées en-dehors du stand, comme Neteera, vainqueur du Valeo Innovation Challenge 2017, l’un des nombreux défis organisés dans le cadre de l’événement.

Cette société, fondée il y a trois ans sur le campus de l'Université hébraïque de Jérusalem, a fait forte impression grâce à sa technologie unique au monde: des capteurs permettant de mesurer les signes vitaux (rythme cardiaque, pouls, respiration, vitesse du flux sanguin…) sans nécessiter le contact ou le déshabillement du patient. Les ondes utilisées, basées sur les fréquences térahertz, sont présentées comme inoffensives pour la santé. Les applications du procédé vont des tests médicaux à l’intégration au sein des systèmes de protection des conducteurs, dans les véhicules.

D’autres innovations impressionnantes étaient en démonstration, comme l’application TruckNet (gestion de flottes de camions et bus), Secret Double Octopus (cybersécurité) ou encore Intervyo, un algorithme permettant aux entreprises de sélectionner les meilleurs candidats à un poste donné, sur la base de l’intelligence artificielle.

Martin BUREAU (POOL/AFP)

Outre les nombreuses pépites israéliennes, 5.000 startups venues des cinq continents avaient fait le déplacement. Un foisonnement d’inventions, parmi lesquelles les applications liées aux casques de réalité virtuelle avaient toute leur place: matchs de tennis permettant aux joueurs une "immersion" sur le central de Roland-Garros ; simulation de combat de boxe, ou plongée sous-marine… avec des testeurs souvent à la peine pour retrouver leur équilibre après l’expérience.

VivaTech, c’était aussi une kyrielle de "stars" du high-tech, venues elles-aussi du monde entier. Eric Schmidt (président exécutif d'Alphabet-Google), Bernard Arnault (PDG de LVMH), Isabelle Kocher (directrice générale d’Engie), Sheryl Sandberg (directrice des opérations chez Facebook) ou encore Daniel Zhang (PDG d'Alibaba) ont fait un passage remarqué dans la salle de conférences numéro 1, celle des VIP et autres leaders politiques.

Mais c’est sans surprise la venue d’Emmanuel Macron qui restera le temps fort de cette édition. Après un accueil en fanfare dans les travées du salon, jeudi en milieu d’après-midi, sa visite aura duré au total plus de trois heures. Dont deux sous la forme d’un interminable bain de foule, entrecoupé d’arrêts aux différents stands. Comme un témoignage de l’affection que porte le président français aux jeunes entrepreneurs.

Mais aussi une occasion idéale pour dévoiler les grandes lignes de sa feuille de route en matière de numérique. Celle-ci inclut notamment le lancement d’un fonds doté de 10 milliards d’Euros, en faveur des startups. Un French Tech Visa a également été annoncé : il permettra aux créateurs étrangers de venir innover dans l’Hexagone, pour une durée de 4 ans. Depuis longtemps, le nouveau président souhaite faire de la France la startup-nation européenne.

Autre moment marquant de ces trois jours: la prise de parole de Nehemia (Chemi) Peres, le fils de l’ancien président israélien, Shimon Peres. En quelques minutes, vendredi, il a souligné - sous les applaudissements du public présent - le rôle de son père dans l’éclosion des nouvelles technologies en Israël, insistant sur la vocation revendiquée de son pays à promouvoir la paix et le progrès humain, par le biais des nouvelles technologies. Un discours qui s’inscrivait dans le cadre du "Tribute to Shimon Peres", un hommage voulu par la figure emblématique du groupe Publicis, et initiateur de VivaTech, Maurice Lévy. Une façon de replacer l’euphorie high-tech dans un cadre humaniste et universel.

David Neeman est journaliste, présentateur et rédacteur en chef du magazine "Economie" chaque mercredi soir sur i24NEWS. 

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