Ukraine: un théâtre abritant "des centaines" de civils touché par une frappe russe à Marioupol

AFP

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D’après la photo consultée par l’AFP, le mot "enfants" était écrit sur le sol, en immenses lettres blanches et en russe, devant et derrière le bâtiment.
Image satellite ©2022 Maxar Technologies via AFPD’après la photo consultée par l’AFP, le mot "enfants" était écrit sur le sol, en immenses lettres blanches et en russe, devant et derrière le bâtiment.

"Il est impossible d'établir le bilan dans l'immédiat, car les bombardements se poursuivent"

Les autorités ukrainiennes ont affirmé que la Russie avait détruit mercredi un théâtre dans lequel s'étaient réfugiées plus d'un millier de personnes dans la ville assiégée de Marioupol, le bilan humain restant à ce stade indéterminé.

"Les envahisseurs ont détruit le Théâtre dramatique. Un endroit où plus d'un millier de personnes avaient trouvé refuge. Nous ne pardonnerons jamais cela", a indiqué la municipalité sur la messagerie Telegram.

La société américaine de technologies spatiales Maxar Technologies, spécialisée notamment dans l'imagerie satellite, a publié mercredi une photo du Théâtre dramatique de Marioupol prise lundi selon elle.

D'après la photo consultée par l'AFP, le mot "enfants" était écrit sur le sol, en immenses lettres blanches et en russe, devant et derrière le bâtiment.

La mairie de Marioupol a publié de son côté sur Telegram une photo du théâtre montrant sa partie centrale complètement détruite, avec une épaisse fumée blanche qui s'en échappe. Selon les autorités, c'est un avion qui a lancé une bombe sur l'édifice.

"L'avion a largué une bombe sur le bâtiment (...). Il est impossible d'établir le bilan dans l'immédiat car les bombardements des quartiers d'habitation se poursuivent", a indiqué la mairie.

"L'entrée de l'abri est bloquée par les débris. Les informations sur les victimes sont en cours de vérification", a-t-elle précisé.

Le ministère russe de la Défense a pour sa part démenti avoir bombardé le théâtre, mettant l'explosion sur le compte du bataillon nationaliste ukrainien Azov. 

Moscou avait déjà mis en cause cette unité militaire lors du bombardement de la maternité de Marioupol la semaine dernière, qui avait suscité un tollé international.

"Il est impossible de trouver les mots pour décrire le niveau de cynisme et de cruauté avec lequel les envahisseurs russes anéantissent les habitants pacifiques" de Marioupol, s'est indignée la mairie dans son communiqué.

Plus tôt dans la journée, l'armée ukrainienne avait déjà annoncé que l'armée russe avait bombardé mercredi des civils fuyant Marioupol dans un couloir humanitaire, faisant "des morts" et des blessés, dont un enfant grièvement atteint.

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