Négociations russo-ukrainiennes: pas "d'avancées significatives" pour l'instant (Kremlin)

AFP

2 min
Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, le 26 mars 2022
AP Photo/Nariman El-MoftyLviv, dans l'ouest de l'Ukraine, le 26 mars 2022

"Mais le fait qu'il a été décidé de poursuivre les négociations en présentiel, c'est très important"

La Russie et l'Ukraine n'ont pas accompli d'"avancées significatives" pour l'instant dans leurs négociations visant à mettre fin au conflit en Ukraine, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Pour l'instant, nous ne pouvons pas constater de progrès ou d'avancées significatives quelconques", a affirmé M. Peskov à la presse, alors que les délégations russe et ukrainienne sont attendues à Istanbul pour une nouvelle session de discussions.

"Pour l'heure, nous ne pouvons pas parler des progrès et nous n'allons pas le faire", a-t-il insisté, en précisant qu'il n'y avait "pas d'avancées" non plus dans l'organisation d'une éventuelle rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.

Video poster

Selon M. Peskov, "il est très peu probable" que les négociations, qui se sont déroulées ces deux dernières semaines par visioconférence, reprennent en présentiel lundi soir.

"Les délégations ne font qu'arriver aujourd'hui", a-t-il indiqué, le début du nouveau round de négociations étant attendu mardi.

La Russie préfère pour l'heure s'abstenir de rendre publics les détails des discussions: "Cela pourrait nuire aux négociations", a expliqué M. Peskov.

"Mais le fait qu'il a été décidé de poursuivre les négociations en présentiel, c'est très important", a-t-il souligné.

Le Kremlin a par ailleurs dénoncé lundi les commentaires "alarmants" du président américain Joe Biden qui a qualifié son homologue russe Vladimir Poutine de "boucher", en pleine offensive russe en Ukraine.

De leur côté, les autorités ukrainiennes s'inquiètent d'une aggravation de la situation humanitaire déjà "catastrophique" à Marioupol, port stratégique assiégé et pilonné par l'armée russe depuis fin février.

Cet article a reçu 0 commentaires