Guerre en Ukraine: plus de 1.200 corps découverts dans la région de Kiev

AFP

3 min
Les cadavres de civils tués à Boutcha à la périphérie de Kiev, en Ukraine, le 6 avril 2022
AP Photo/Rodrigo AbdLes cadavres de civils tués à Boutcha à la périphérie de Kiev, en Ukraine, le 6 avril 2022

L'Ukraine a ouvert 5.600 enquêtes pour crimes de guerre commis par la Russie

Plus de 1.200 corps ont été découverts à ce jour dans la région de Kiev, en partie occupée pendant plusieurs semaines par les forces russes, a annoncé dimanche la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova sur la chaîne britannique Sky News.

"A ce jour, nous avons 1.222 personnes tuées seulement pour la région de Kiev", a déclaré Iryna Venediktova qui s'exprimait en anglais dans cette interview où elle a également fait état de 5.600 enquêtes ouvertes pour crimes de guerre présumés depuis le début de l'invasion russe le 24 février. 

Elle n'a pas précisé dimanche si les corps découverts étaient exclusivement ceux de civils.

Qualifiant le président russe Vladimir Poutine de "principal criminel de guerre du 21e siècle", la procureure générale ukrainienne a affirmé avoir identifié 500 criminels de guerre russes.

Elle a notamment cité l'attaque ayant visé la gare de Kramatorsk (est) dans laquelle 52 civils dont cinq enfants ont été tués dans une frappe attribuée à un missile russe.

"Absolument, c'est un crime de guerre", a déclara Mme Venediktova, affirmant avoir des "preuves" que la Russie était derrière l'attaque. "Ces personnes voulaient juste sauver leur vie, elles voulaient être évacuées."

Dans la seule ville de Boutcha, au nord-ouest de Kiev, devenue un symbole des atrocités de la guerre en Ukraine, près de 300 personnes ont été enterrées dans des fosses communes, selon un bilan annoncé par les autorités ukrainiennes le 2 avril. 

Video poster

Par ailleurs, l'aéroport de Dnipro, grande ville de l'est de l'Ukraine, a été de nouveau bombardé dimanche par les Russes et "complètement détruit", a annoncé le gouverneur régional.

"Nouvelle attaque contre l'aéroport de Dnipro. Il n'en reste plus rien. L'aéroport lui-même et les infrastructures à proximité ont été détruits. Et les missiles continuent de voler", a écrit sur Telegram Valentin Reznitchenko, le gouverneur régional.

"On est en train de déterminer le nombre de victimes", a-t-il poursuivi. 

L'aéroport de Dnipro avait déjà été touché le 15 mars par un bombardement russe: la piste avait été alors détruite et le terminal endommagé. 

Dnipro, une cité industrielle d'un million d'habitants traversée par le fleuve Dniepr (Dnipro en ukrainien) qui marque la limite des régions orientales du pays, a été relativement épargnée par la progression de l'armée russe. 

Cet article a reçu 2 commentaires