L'Ukraine accusé de mettre les civils en danger: le rapport d'Amnesty qui ne passe pas

i24NEWS - AFP

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Vieil homme en Ukraine
Bulent KILIC / AFPVieil homme en Ukraine

Amnesty a accusé l'armée ukrainienne de violer le droit humanitaire international

Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé jeudi soir le rapport de l'ONG Amnesty International, qui accuse Kiev de mettre en danger la vie des civils, dans la guerre avec la Russie. 

Amnesty International "transfère la responsabilité de l'agresseur à la victime", a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans sa déclaration vidéo quotidienne, accusant l'ONG de "tenter d'amnistier l'Etat terroriste" de Russie. "L'agression contre notre Etat est injustifiée, invasive et terroriste. Si quelqu'un rédige un rapport dans lequel la victime et l'agresseur sont d'une certaine manière mis sur un pied d'égalité, si certaines données sur la victime sont analysées et que les actions de l'agresseur sont ignorées, cela ne peut être toléré", a affirmé M. Zelensky.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, s'est dit lui aussi "indigné" par les accusations "injustes" de l'ONG Amnesty International: "Je suis indigné tout comme vous par le rapport d'Amnesty International. Je le considère comme injuste", a dit Dmytro Kouleba dans un commentaire par vidéo publié sur Facebook.

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Il a accusé Amnesty International de "créer un faux équilibre entre l'oppresseur et la victime, entre le pays qui détruit des centaines et des milliers de civils, de villes, de territoires et le pays qui se défend désespérément". 

"Cessez de créer cette fausse réalité, où tout le monde est un peu coupable de quelque chose et commencez à rapporter systématiquement la vérité sur ce que la Russie représente réellement aujourd'hui" a-t-il ajouté.

Peu auparavant, le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak, avait assuré que "les vies des gens" étaient "la priorité" et que les populations des villes proches du front étaient évacuées. Mykhaïlo Podoliak a accusé Amnesty de participer à une "campagne de désinformation et de propagande" au service des arguments du Kremlin. 

Dans ce rapport publié jeudi après une enquête de quatre mois, Amnesty International avait accusé l'armée ukrainienne d'établir des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques depuis des zones peuplées, une tactique qui viole selon elle le droit humanitaire international. "Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l'armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire", avait déclaré Agnès Callamard, la secrétaire générale de l'ONG.

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