Plus d'appel Macron-Poutine car la France n'est pas un pays ami (Kremlin)

AFP

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Le président français Emmanuel Macron rencontre le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 7 février 2022
SPUTNIK / AFPLe président français Emmanuel Macron rencontre le président russe Vladimir Poutine à Moscou, en Russie, le 7 février 2022

Le dernier échange officiel entre MM. Poutine et Macron remonte au 28 mai

Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron n'ont pas eu d'entretien téléphonique depuis deux mois car la France est un pays "inamical" avec lequel des discussions ne sont actuellement pas "nécessaires", a déclaré vendredi le Kremlin.

"Eh bien, tout d'abord, la France est un Etat inamical au regard des actions qu'elle prend concernant notre pays", a déclaré à la presse Dmitri Peskov, en réponse à une question sur l'absence d'échange téléphonique récent entre les deux dirigeants, qui s'étaient parlés à plusieurs reprises au début de l'année.

"Ils ne s'appellent pas parce qu'ils estiment que le moment n'est pas venu, et qu'actuellement ce n'est simplement pas nécessaire. Si la nécessité se fait sentir, ils peuvent s'appeler dans la minute", a affirmé M. Peskov.

Le dernier échange officiel entre MM. Poutine et Macron remonte au 28 mai, quand les deux dirigeants avaient notamment évoqué au téléphone, avec le chancelier allemand Olaf Scholz, le sort de soldats ukrainiens faits prisonniers par l'armée russe. 

Auparavant, M. Macron avait eu des entretiens téléphoniques avec M. Poutine début mai, début mars et à cinq reprises en février en pleine montée des tensions jusqu'à l'offensive du Kremlin en Ukraine, le 24 février. Il s'était aussi rendu en personne à Moscou, le 7 février, pour rencontrer M. Poutine.

Ces multiples contacts ont valu des critiques au président français, certains lui reprochant d'avoir maintenu des échanges réguliers avec le chef du Kremlin sans parvenir à empêcher le lancement d'une offensive russe contre l'Ukraine.

La Russie qualifie d'"inamicaux" les pays qui, comme la France, ont notamment pris des sanctions contre elles après son intervention en Ukraine.

Le Kremlin n'a cessé d'allonger cette liste de pays "inamicaux" soumis à des mesures de rétorsion par Moscou. On y trouve désormais les Etats-Unis, l'Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud, la Norvège, Taïwan et l'ensemble des membres de l'Union européenne. 

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