La quatrième saison de Fauda bat des records d'audience au Moyen-Orient

Jennifer Hassan

i24NEWS

3 min
Lior Raz, créateur de la série Fauda dans laquelle il tient le rôle principal
Fauda officielLior Raz, créateur de la série Fauda dans laquelle il tient le rôle principal

Fauda occupe la première place des classements de visionnage de Netflix au Liban et aux Émirats arabes unis

La saison 4 de Fauda, sortie sur Netflix vendredi dans 190 pays, atteint des records d’audience. Elle occupe notamment la première place des classements de visionnage de Netflix au Liban, où se déroule une grande partie de l'intrigue. Idem aux Émirats arabes unis, en Roumanie, en République tchèque et en Grèce. Classée deuxième au Qatar, en Inde, en Italie, en Pologne et aux Pays-Bas, et en troisième place en France et au Kenya, elle figure également dans le top 10 des séries les plus regardées en Belgique, en Turquie, au Maroc et en Jordanie. 

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"La série Fauda décrit si bien notre réalité locale que ça en devient presque anxiogène, je suis incapable de la regarder"

Devant un tel succès, des discussions seraient déjà en cours pour le tournage d'une cinquième saison. Les spécialistes justifient cet engouement en expliquant que le conflit israélo-palestinien est un thème qui intéresse les foules, et que la fiction est encore plus proche de la réalité dans la saison 4 qui fait référence à "Gardien du mur", la dernière opération de Tsahal menée contre le Hamas dans la bande de Gaza en mai 2021.  "La série Fauda décrit si bien notre réalité locale que ça en devient presque anxiogène, je suis incapable de la regarder", s'est amusée sur i24NEWS la journaliste franco-israélienne Myriam Shermer. 

Avi Issacharoff et Lior Raz, les créateurs de la série, estiment que ce succès est en partie dû à la langue, le mélange d’arabe et d’hébreu, mais surtout au fait qu’ils présentent les deux côtés de l’histoire, israélien et palestinien. La série, dont le titre signifie "chaos" en arabe, a été créée en 2015. Elle raconte l'histoire de Doron, un commandant de l'unité infiltrée Mistaarvim et de son équipe qui enquêtent au sein de la nébuleuse terroriste palestinienne. Le réalisme de la série tient notamment au fait que ses deux créateurs ont eux-mêmes fait partie de cette unité de Tsahal.   

 

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