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Attentat/AMIA: Netflix commande une série sur le meurtre du procureur Nisman

Des épisodes spéciaux de deux séries animées, "Les aventures du Chat Potté" et celle en "stop-motion" "Buddy Thunderstruck", offrent la possibilité de "choisir son aventure" sur Netflix
Ryan Anson (AFP/Archives)

L'histoire de l'assassinat du procureur argentin Alberto Nisman, retrouvé mort après avoir accusé l'ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner d'avoir cherché à étouffer le rôle de l'Iran dans l'attentat commis contre un centre communautaire juif en 1994, sera adapté dans une nouvelle série produite par le géant américain Netflix.

D'après le journal Algemeiner, Netflix a contacté la société de production espagnole JWP, spécialisée dans le documentaire et les séries, pour la réalisation d'une mini-série (de quatre à six épisodes) basée sur l'intrigue autour du meurtre du procureur Nisman.

Pour ce projet, les producteurs de la société JWP ont interrogé les filles de M. Nisman, Iara et Kala, ont affirmé les médias argentins, et voudraient également interviewer d'autres proches du procureur, ainsi que les personnes présentent sur la scène de crime après la découverte du corps.

Le mois dernier, le juge Julian Ercolini, chargé d'enquêter sur la mort d'Alberto Nisman, a déclaré avoir recueilli suffisamment de preuves pour affirmer que le procureur ne s'est pas suicidé en se tirant une balle dans la tête et qu'on lui a, au contraire, tiré dessus.

"La mort de Nisman n'a pas pu être un suicide", avait écrit Julian Ercolini dans ses conclusions.

Juan Mabromata (AFP/File)

"Je suis convaincu que le responsable politique (de l’assassinat de Nisman) est l'ex-présidente de l'Argentine Cristina Kirchner", a de son côté affirmé le journaliste à l’origine de la révélation de l’affaire, Damian Pachter, à i24NEWS à l'issue du verdict du juge Ercolini.

Soupçonnée d'avoir voulu étouffer la possible implication de Téhéran dans un attentat qui a visé en 1994 un bâtiment abritant des associations juives, Cristina Fernandez de Kirchner, désormais sénatrice a été inculpée début décembre pour trahison.

L'attentat de Buenos Aires a tué 85 personnes en 1994. S'il n'a jamais été revendiqué, des soupçons se portent sur l'Iran et sur son allié chiite libanais, le mouvement Hezbollah.

Le procureur Nisman avait déposé un acte d'accusation contre Kirchner le 14 janvier 2015, révélant un réseau iranien présumé qui exploitait un canal diplomatique caché avec des représentants du gouvernement par des intermédiaires. A peine 96 heures plus tard, Nisman était mort.

Le géant américain n'est pas le premier à tenter de retranscrire cette intrigue à l'écran. Quatre ans plus tôt, le célèbre réalisateur israélien Amos Gitai avait annoncé la préparation d'un film sur l'attentat de l'AMIA. En 2015 un réalisateur juif argentin, Stan Jakubowicz, a affirmé avoir été menacé lors de la production de son film "The Prosecutor" (Le Procureur), sur le même sujet.

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