David Duvshani, le palmier comme symbole de mémoire, de paix et de résilience
À partir du 10 septembre, l’artiste israélien David Duvshani présentera à l’Institut français de Tel-Aviv son exposition Mishmar HaNegev.


À partir du 10 septembre, l’artiste israélien David Duvshani présentera à l’Institut français de Tel-Aviv une exposition profondément personnelle, « Mishmar HaNegev », dans laquelle le palmier devient le fil conducteur d’une réflexion sur la guerre, la mémoire et l’espoir.
Après le 7 octobre, l’artiste explique avoir ressenti le besoin d’introduire davantage de lumière dans son travail. Face à un art souvent traversé par les conflits politiques et sociaux, il cherchait une image capable d’exprimer « une voix plus optimiste, de paix et de calme ». Le palmier s’est imposé naturellement : fier sous le ciel du Moyen-Orient, mais également solitaire, légèrement courbé, presque mélancolique.
Le titre de l’exposition joue lui aussi sur plusieurs niveaux. « Mishmar » évoque à la fois la garde, le veilleur, mais aussi un kibboutz du Néguev auquel Duvshani est intimement lié par l’histoire de son père, soldat durant la guerre des Six Jours.
Certaines œuvres sont d’ailleurs réalisées à partir de cartes militaires ayant appartenu à son père. Retrouvées dans le grenier de sa grand-mère, elles servaient autrefois à préparer des opérations militaires. Duvshani choisit aujourd’hui de les transformer en supports d’une vision radicalement différente : celle de paysages que l’on pourrait contempler en paix, et non plus regarder comme des territoires ennemis.
Cette tension entre guerre et apaisement traverse toute l’exposition. L’artiste veut évoquer les blessures et les traumatismes de la société israélienne sans leur abandonner tout l’espace, offrant au visiteur un moment d’introspection.
Issu d’une famille hassidique installée en Terre d’Israël depuis le XIXe siècle, formé aux Beaux-Arts de Paris et également auteur de bandes dessinées, David Duvshani mêle ainsi histoire familiale, judaïsme, satire et mémoire collective pour raconter, à sa manière, les multiples strates d’une même terre.