Freida McFadden, auteure de "La femme de ménage", révèle s'appeler en réalité Sara Cohen
Sara Cohen est médecin spécialisée dans les lésions cérébrales et mène depuis des années une double vie entre l’hôpital et l’écriture


Longtemps entourée de mystère, Freida McFadden, auteure à succès du thriller "La Femme de ménage", a décidé de lever le voile sur son identité. Dans un entretien accordé mercredi à USA Today, elle a révélé s’appeler en réalité Sara Cohen, mettant fin aux nombreuses spéculations qui entouraient sa personnalité. "Je suis une vraie personne, j’ai une véritable identité et je n’ai rien à cacher", a-t-elle affirmé, lassée des rumeurs allant jusqu’à suggérer qu’elle n’existait pas ou qu’elle était une intelligence artificielle.
Ce mystère avait été entretenu par une carrière prolifique et un comportement discret. En treize ans, l’auteure a publié plus d’une vingtaine de romans et écoulé des dizaines de millions d’exemplaires dans le monde. Elle évitait les apparitions publiques, refusait les séances de dédicaces et apparaissait rarement sans perruque, alimentant ainsi toutes sortes de théories. Son succès fulgurant, combiné à sa réserve, avait fini par intriguer autant que fasciner.
La réalité est pourtant bien plus simple. Sara Cohen est médecin spécialisée dans les lésions cérébrales et mène depuis des années une double vie entre l’hôpital et l’écriture. Née à New York en 1980, elle vit aujourd’hui à Boston avec son mari et leurs deux enfants. Son rythme de publication soutenu s’explique notamment par un important stock de manuscrits, accumulés au fil des années, notamment à l’époque où elle s’autoéditait.
Le choix du pseudonyme n’est pas anodin : "Freida" est inspiré d’une base de données médicale utilisée par les étudiants en médecine, tandis que "McFadden" a été choisi pour sa tonalité humoristique. L’auteure explique qu’elle n’avait pas anticipé un tel succès dans le domaine du thriller, ni la nécessité de gérer une notoriété croissante en parallèle de sa carrière médicale.
Si elle a gardé son identité secrète aussi longtemps, c’est notamment pour préserver sa vie professionnelle et éviter que cette double activité ne perturbe son travail à l’hôpital. Mais face à la pression et à la difficulté de maintenir deux vies en parallèle, elle a finalement choisi de se dévoiler. Aujourd’hui, elle continue d’écrire sous son pseudonyme, affirmant que cette révélation ne change rien à son identité d’écrivaine : Sara Cohen reste, pour ses lecteurs, Freida McFadden.