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Avec son Dreamliner, El Al espère séduire de nouveaux passagers

Nouveau Boeing 787 Dreamliner d'El Al
El Al
Le premier des 16 avions Dreamliner achetés par El Al est arrivé ce matin à l'aéroport Ben Gourion

Le premier des 16 avions Boeing 787-9 Dreamliner achetés par la compagnie aérienne israélienne El Al a atterri mercredi matin en Israël.

L'avion est arrivé à l'aéroport international de Tel Aviv Ben Gourion, après avoir pris son envol depuis Everett dans l'Etat de Washington, sur la côte ouest des États-Unis, où se trouvent les usines de Boeing.

L'arrivée de l'appareil a été suivie d'une cérémonie à laquelle ont participé le ministre des Transports, Yisrael Katz, l'ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman, ainsi que des centaines d'employés d'El Al.

L'avion est le premier des 16 Dreamliners achetés par El Al, qui doivent rapidement remplacer la flotte actuelle de l'aviateur israélien, composée aujourd'hui de Boeing 747-400 et 767, dont certains sont en service depuis plus de vingt ans.


Les premiers vols commerciaux du Dreamliner sont prévus à destination de Londres à partir du 12 septembre. Le nouvel appareil reliera ensuite Tel Aviv à l’aéroport de Newark-Liberty en octobre, Hong Kong à partir du 18 mars 2018 et New York-JFK à partir du 29 juin 2018.

L’appareil, qui peut parcourir 16.000 kilomètres, est le dernier avion commercial produit par le géant américain de l'aviation.

Lors de la cérémonie, le PDG d'El Al David Maimon a annoncé que l'acquisition du Dreaminer marquait le début d'une "nouvelle ère" pour le transporteur israélien et devait impulser un "changement de culture" de l'entreprise.

El Al espère que le nouvel appareil permettra de reconquérir une clientèle d'affaire israélienne qui lui a tourné le dos à la faveur de compagnies européennes et asiatiques, proposant une offre haut de gamme plus séduisante.

"Je suis sûr que grâce à cet avion, de nombreux passagers reviendront chez nous, notamment vers la classe affaire", a déclaré David Maimon qui a pris part au premier vol du Dreaminer.

"Les hommes d'affaires volent chaque semaine, et ils ont besoin de confort. Je comprends cela", a ajouté Maimon à bord du nouvel avion, baptisé "Ashdod", du nom de la ville côtière du sud du pays.

Entre les exigences de sécurité imposées par le gouvernement et l'interdiction de voler le jour du Shabbat, la compagnie aérienne a tardé à entreprendre le couteux effort de renouveler sa flotte longue-courrier.

Or, la concurrence s'est clairement intensifiée ces dernières années. Pour se rendre en Amérique ou en Asie, de nombreux passagers de première classe se sont tournés vers des compagnies comme Turkish Airlines ou Cathay Pacific, tandis que les compagnies low cost comme Wizzair, Easyjet et Transavia qui proposent des vols moyens courrier, rencontrent un succès qui ne cesse de croître.

S'aligner sur l'offre des concurrents

El Al compte ainsi s'aligner sur l'offre de ses principaux concurrents en proposant, en classe affaire, des sièges qui permettent de s'allonger totalement.

Rayon divertissement, tous les sièges seront équipés d'écrans beaucoup plus larges que ceux qui existent aujourd'hui, avec un système de vidéo à la demande aligné sur l'offre de la plupart des grandes compagnies.

Galit Birenboim-Navon, qui a dirigé les travaux de design pour le Dreamliner d'El Al, a expliqué à i24NEWS que "la chose la plus importante pour les passagers qui voyagent en classe affaire, est d'avoir un lit totalement plat et un espace privé".

Le nouvel avion proposera par ailleurs pour la première fois une classe Premium economy, au détriment de la première classe, une tendance de plus en plus répandue dans le monde de l'aviation.

"C'est très bien pour ceux qui souhaitent un peu plus, avoir du prestige, ou encore avoir de l'intimité avec une cabine fermée", a expliqué Galit Birenboim-Navon.

El Al

A l'occasion de la cérémonie d'accueil du Dreamliner, El Al et Boeing ont rejeté les allégations selon lesquelles les deux sociétés étaient "mariées" en raison des relations privilégiées qu'entretiennent Jérusalem et Washington.

"Il y a eu un appel d'offre qui a été transmis à Boeing et à Airbus", a déclaré Maimon à i24NEWS, se référant au rival français du géant américain pour les contrats d'avions long-courriers.

"Je pense que Boeing était disposé à nous proposer plus de bénéfices. Je pense que l'avion de Boeing est meilleurs, de notre point de vue, que l’Airbus 350 (concurrent du Dreamliner)", a-t-il ajouté.

De son côté, Raymond L. Conner, qui était directeur de Boeing au moment de la transaction avec El Al, a également affirmé que sa compagnie a dû faire face à la concurrence vigoureuse d'Airbus.

"Ça a été une lutte acharnée (...) mais nous avons gagné", s'est-il réjoui.

Jacob Atkins est jounaliste pour le site anglais d'i24NEWS

Commentaires

(3)

Ce serait encore mieux si El Al, en même temps que ses appareils, remplaçait également son personnel pour un plus courtois, et si elle changeait ses menus infects inchangés depuis des années. Être patriote ne signifie pas pour autant manquer d'esprit objectif et critique et El Al en terme de qualité de services est la pire compagnie aérienne qui soit. Elle ne doit sa croissance et ses résultats qu'à une clientèle captive et par des monopoles de lignes où elle pratique des prix exorbitants.

J'ajouterai qu'une compagnie aérienne nationale se doit d'être le porte-drapeau de son pays.

Tout à fait d'accord! Mais attention, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin...

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