Betsalel Smotrich veut empêcher une nouvelle hausse du prix de l'essence
Les responsables du ministère des Finances s'opposent à une nouvelle baisse des taxes, afin de laisser les prix évoluer normalement et d'éviter de nouvelles pertes de recettes pour l'État


Le ministre israélien des Finances Betsalel Smotrich entend intervenir une nouvelle fois pour limiter la hausse du prix de l'essence, malgré l'opposition des hauts fonctionnaires de son ministère. Il a réuni mardi les principaux responsables du ministère afin d'examiner une nouvelle baisse de la taxe sur les carburants pour atténuer l'augmentation qui doit entrer en vigueur jeudi.
Sans nouvelle intervention, le prix maximal du litre d'essence sans plomb 95 en libre-service doit augmenter de 52 agorot pour atteindre 8,27 shekels, un niveau record. Cette hausse s'explique principalement par une progression d'environ 13 % du prix de l'essence sur les marchés internationaux et par un renforcement d'environ 3 % du dollar face au shekel.
Betsalel Smotrich avait déjà décidé début septembre de réduire temporairement de 50 agorot par litre la taxe sur l'essence afin de contenir une précédente flambée des prix. Cette mesure, autorisée malgré la période électorale, reste en vigueur jusqu'à la fin du mois d'octobre. Elle avait permis de ramener temporairement le prix du litre de 8,25 à 7,75 shekels.
Les responsables professionnels du ministère des Finances s'opposent toutefois à une nouvelle baisse de la fiscalité. Ils estiment qu'il faut laisser le prix évoluer selon le mécanisme habituel et éviter une nouvelle perte de recettes fiscales pour l'État. Selon leurs projections, le prix pourrait se rapprocher de 9 shekels le litre en novembre, notamment si la réduction temporaire de la taxe prend fin comme prévu.
Betsalel Smotrich souhaite néanmoins trouver une solution permettant de freiner la nouvelle hausse. Une éventuelle réduction supplémentaire de la taxe devrait également être examinée sur le plan juridique, Israël se trouvant à quelques semaines des élections.